Pour asseoir l'objectif national de rattraper le retard du Québec en matière d'utilisation des nouvelles technologies de l'information et des communications en éducation sur des consensus solides, un plan d'action intégré et un vaste partenariat
LA CONFÉRENCE SOCIO-ÉCONOMIQUE SUR LES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DES COMMUNICATIONS EN ÉDUCATION AURA LIEU LES 24, 25 ET 26 JANVIER 1996 À QUÉBEC
Québec, le 9 janvier 1996. «Pour sauver du temps, faire les bons choix dès le début et susciter l'adhésion de tous les partenaires qui peuvent et doivent participer à l'effort commun, il faut que l'objectif national d'intégrer rapidement et efficacement les nouvelles technologies de l'information et des communications à l'école soit appuyé sur des consensus solides, un plan d'action intégré et un vaste partenariat».
C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui le ministre de l'Éducation du Québec, M. Jean Garon, en annonçant la tenue de la Conférence socio-économique sur les nouvelles technologies de l'information et des communications en éducation primaire, secondaire et collégiale les 24, 25 et 26 janvier 1996 à Québec.
Autour d'une table ronde qui aura 24 sièges où pourront alterner une soixantaine de participants avec droit de parole, la Conférence réunira à l'amphithéâtre de l'Édifice Marie-Guyart quelques centaines de représentants du monde de l'éducation et des différents maillons de la chaîne socio-économique du secteur des nouvelles technologies de l'information et des communications.
La Conférence s'inspirera du modèle et de l'esprit des quelque quarante rencontres de concertation tenues dans les différents secteurs d'activités socio- économiques de la société québécoise entre 1976 et 1985. Monsieur Garon avait alors initié dix-neuf de ces rencontres qui ont joué un rôle déterminant dans la vigoureuse relance de l'agriculture et de l'industrie agro-alimentaire québécoises.
Lors de ces assises, des représentants des différents partenaires que sont les parents, les élèves, les enseignants, les conseillers pédagogiques, les directions d'établissements d'enseignement, les fournisseurs de biens et de services, les représentants des commissions scolaires et du ministère de l'Éducation pourront faire connaître leurs préoccupations, leurs visions et leurs engagements quant à l'avenir de l'école.
«L'objectif de la conférence est d'en arriver à un certain nombre de consensus solides en vue de l'action au moment où on assiste à une pénétration sans précédent des nouvelles technologies de l'information et des communications dans toutes les facettes de la vie quotidienne des individus, des entreprises et des institutions», a déclaré monsieur Garon.
Un document faisant état de la situation en matière de nouvelles technologies de l'information et des communications à l'école est transmis cette semaine aux participants à la conférence et servira à alimenter les discussions lors de cette rencontre de concertation. Préparé par le Secrétariat de la Conférence socio- économique sur les nouvelles technologies de l'information et des communications en éducation mis en place par monsieur Garon, ce document reflète les commentaires, points de vue et observations recueillis auprès de quelque 85 organismes et 230 personnes rencontrés au cours des derniers mois. Le document sera disponible sur Internet à compter du mercredi 10 janvier 1996. On le trouvera à la page du ministère de l'Éducation, sur le site du gouvernement du Québec (http://www.gouv.qc.ca).
«Il existe actuellement un sentiment d'urgence face au retard accumulé dans notre système d'éducation en ce qui a trait à l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et des communications,» a déclaré monsieur Garon. Ce retard est symbolisé par le nombre de 21 élèves par ordinateur disponible dans nos écoles, ratio qui est le plus élevé au Canada. «Mais, le simple ajout d'appareils ne peut à lui seul assurer que la généralisation des nouvelles technologies à l'école facilitera réellement l'accès à la connaissance, la transmission du savoir et la communication entre les élèves, les enseignants et les institutions,» a poursuivi le ministre.
«Il faut pour atteindre ces objectifs un plan d'action concerté et de forts consensus unissant les différents maillons du monde de l'éducation et de la chaîne socio-économique du secteur des nouvelles technologies de l'information et des communications.» Ce plan d'action et ces consensus doivent porter sur :
«Nous devons aux jeunes Québécois et Québécoises qui aspirent à occuper leur place dans la société de demain, qui sera de plus en plus informatisée, de tout mettre en oeuvre afin qu'ils sachent utiliser les nouvelles technologies de l'information et des communications pour mieux apprendre, mieux s'informer, mieux travailler et mieux communiquer. La Conférence socio-économique des 24, 25 et 26 janvier 1996 constituera une étape très importante dans cette voie d'avenir,» a conclu monsieur Garon.
Simon Bégin
Responsable des communications
Cabinet du
ministre
(418) 644-0664