QUATRE-VINGT-CINQ POUR CENT DES ÉLÈVES DU SECONDAIRE

QUI SE PRÉSENTENT AUX ÉPREUVES UNIQUES Y RÉUSSISSENT


Québec, le 29 avril 1996. — Environ 160 000 élèves de quatrième et de cinquième secondaire se sont présentés, en juin 1995, aux 18 épreuves préparées sous la responsabilité du ministère de l'Éducation, répondant, au total, à 400 000 questionnaires. On a fait passer ces épreuves au terme de divers cours de français et d'anglais (aussi bien comme langues d'enseignement que comme langues secondes), de mathématique, de sciences physiques et d'histoire du Québec et du Canada.

Les élèves ont réussi à ces épreuves dans une proportion de 84,7 p. 100. Ce pourcentage est en hausse constante depuis 1991, où il s'établissait à 80,4 p. 100. La note moyenne est aussi à la hausse, atteignant 71,9 p. 100 en juin 1995, comparativement à 70,5 p. 100 quatre ans plus tôt.

C'est ce qui ressort de deux documents rendus publics aujourd'hui par le ministère de l'Éducation et intitulés respectivement Résultats aux épreuves uniques de juin 1995 par commission scolaire et par école et diplomation par commission scolaire et Résultats aux épreuves uniques de juin 1995 par établissement privé.

Afin d'en faciliter la consultation, les données par école sont présentées par région administrative et par ordre décroissant du taux de réussite. À l'échelle nationale, les résultats sont présentés de la même façon, mais, cette fois, par commission scolaire.

Des facteurs à prendre en considération

La prudence s'impose à qui s'avise de comparer les résultats obtenus par les commissions scolaires et par les écoles. En effet, de nombreux facteurs influent sur le rendement scolaire, et bon nombre d'entre eux ne dépendent pas des organismes scolaires eux-mêmes.

Ainsi, les disparités régionales et les facteurs socio-économiques peuvent expliquer partiellement les variations les résultats sont habituellement moins élevés dans les milieux socio-économiquement faibles. Pour certaines disciplines, la situation géographique de la commission scolaire peut jouer : par exemple, l'apprentissage de l'anglais, langue seconde, ne se fait pas partout dans les mêmes conditions.

Le nombre d'élèves de la commission scolaire, dont dépendent l'éventail des cours offerts et l'homogénéité des groupes, peut aussi influer sur les résultats. D'autres facteurs sont à considérer, notamment l'existence, sur un territoire, d'écoles privées sélectionnant des élèves plus forts ou plus fortes, ou encore la présence plus ou moins importante d'élèves allophones.

Certains écarts observés peuvent aussi s'expliquer par la diversité des pratiques pédagogiques et administratives dans les commissions scolaires. On pense, par exemple, aux préalables exigés pour admettre les élèves à certains cours, au nombre d'épreuves auxquelles les élèves ont dû se présenter, aux pratiques pédagogiques touchant les élèves en difficulté (intégration dans les classes ordinaires ou regroupement dans des classes spéciales), ou encore aux efforts faits pour prévenir le décrochage, qui peuvent avoir pour résultat de maintenir à l'école des élèves plus faibles.

Pour renseignements :

Rolande Hamel,
Direction des communications
(418) 644-0759