«UN GRAND JOUR POUR LES ENFANTS DU QUÉBEC»
Pauline Marois
Québec, le 19 décembre 1997. «Le 19 décembre 1997 est un grand jour pour les enfants du Québec. Nous voilà enfin libérés du carcan constitutionnel qui nous imposait de maintenir des structures scolaires confessionnelles héritées du 19e siècle. La mise en place des commissions scolaires linguistiques, plus conformes à la réalité sociale actuelle, pourra maintenant se poursuivre dans la sérénité. Cest quelque chose que le Québec attendait depuis près dune trentaine dannées.»
Cest ce qua déclaré aujourdhui, à Québec, la ministre de lÉducation, Mme Pauline Marois. La ministre réagissait ainsi à la proclamation du gouverneur général, sous le grand sceau du Canada, décrétant que les paragraphes 1 à 4 de larticle 93 de la Loi constitutionnelle de 1867 ne sappliquent pas au Québec.
«Nous avions dû prévoir un régime provisoire pour le cas où cette proclamation naurait pu se faire avant la fin de 1997, a commenté Mme Marois. Conformément à la Loi sur linstruction publique, lensemble des dispositions que lAssemblée nationale avait adoptées à titre de précaution deviennent immédiatement caduques. Nous pourrons donc mener à bien la restructuration de nos structures scolaires dans un contexte plus simple et moins ambigu.»
«Comme ministre de lÉducation, je suis extrêmement satisfaite de voir enfin aboutir un dossier délicat, après les tentatives infructueuses de plusieurs gouvernements successifs pour déconfessionnaliser les commissions scolaires. Tout ceci sera, jen suis convaincue, à lavantage des enfants du Québec», a conclu Mme Marois.