Contrat de performance entre le ministère de l’Éducation et l’École de technologie supérieure

RÉINVESTISSEMENT DE PLUS DE 10,9 MILLIONS DE DOLLARS SUR TROIS ANS ET MISE EN ŒUVRE D’UN AMBITIEUX PROGRAMME AXÉ SUR UNE HAUSSE DE LA DIPLOMATION, LE RENOUVELLEMENT DU CORPS PROFESSORAL ET LA RECONFIGURATION DE L’OFFRE DE PROGRAMMES


Montréal, le 18 décembre 2000. — Le ministre d'État à l'Éducation et à la Jeunesse, M. François Legault, et le directeur général de l’École de technologie supérieure, M. Robert L. Papineau, ont procédé aujourd’hui à la signature du contrat de performance entre le ministère de l’Éducation et l’École de technologie supérieure. Selon le ministre, « plus qu'un instrument de suivi, le contrat de performance se veut d'abord un instrument moderne de dialogue continu et de partenariat qui engage l'École de technologie supérieure et le Ministère dans le développement de l'enseignement supérieur ».

Cette entente sur le développement de l’École de technologie supérieure comporte diverses mesures de réinvestissement qui visent l’atteinte d’une série d’objectifs portant sur la réussite des étudiantes et des étudiants, l’offre de formation, le renouvellement du corps professoral, le développement de la recherche en ingénierie et l’affectation stratégique des ressources humaines et financières.

En retour, le Ministère aidera l’École de technologie supérieure à réaliser ses engagements. Son appui se traduira par un réinvestissement de plus de 10,9 millions de dollars sur trois ans. L’investissement récurrent sera de 4 millions en 2002-2003. La somme de 10,9 millions de dollars comprend une subvention non récurrente de 2,6 millions de dollars en 2000-2001 accordée en attendant le résultat des études en cours sur le niveau approprié de financement de la formation en génie. Il s’agit là d’un soutien particulier accordé à un établissement en expansion dans un secteur stratégique pour le Québec.

Soutien aux étudiants

L’École de technologie supérieure s’engage à améliorer encore davantage la réussite et de porter le taux de diplomation à 80 p. 100 en 2006. Pour ce faire, il faudra améliorer l’encadrement des étudiantes et étudiants par l’augmentation du nombre de professeurs réguliers, engager une personne-année pour analyser les motifs d’abandon et, enfin, augmenter la participation des étudiantes et étudiants aux compétitions et événements dans le domaine de l’ingénierie, cela constituant un puissant instrument de motivation et une incitation à la persévérance.

Embauche de nouveaux professeurs

L’École de technologie supérieure s’engage également à améliorer le taux d’encadrement des étudiantes et des étudiants qui passera de 26 à 22 étudiants par professeur. Cette mesure nécessite l’embauche d’environ 47 professeurs-chercheurs supplémentaires.

Plus de services aux étudiants

De plus, le réinvestissement permettra d’augmenter la capacité du réseau interne de télécommunication, de donner accès à tous les étudiants et étudiantes au réseau de courrier électronique de l’École de technologie supérieure ainsi qu’aux banques de données informatisées et aux revues spécialisées, d’offrir des bourses pour des études à l’extérieur du Québec, et enfin, de développer et d’implanter un système complètement informatisé pour les offres d’emploi et les offres de stages.

Offre de formation

L’École de technologie supérieure, avec des programmes de baccalauréat en génie qui comptent tous plus de 300 étudiantes et étudiants et, en moyenne près de 500, avec des groupes-cours au premier cycle en génie d'environ 32 étudiantes et étudiants, est très efficiente dans sa gestion académique et administrative.

L’École de technologie supérieure s’engage à maintenir la moyenne de 32 étudiantes et étudiants par groupe (13 aux études avancées). Elle s’engage également à maintenir la charge moyenne d’enseignement de ses professeurs à 4,5 cours.

Des mesures appropriées

Ce contrat se veut un moyen, pour le gouvernement, d’associer le réinvestissement à un plan de développement des universités entériné par l’État. Il constitue également un outil qui permet un suivi rigoureux des engagements qui ont été convenus.

« Nous voulions que les institutions universitaires comme l’École de technologie supérieure profitent des contrats de performance pour se donner des objectifs ambitieux, liés à des indicateurs précis, notamment quant à la réussite des étudiantes et des étudiants, à l’efficience dans la gestion des ressources, à l’offre de formation et aux choix stratégiques de développement », a expliqué le ministre lors de la signature du contrat de performance à l’École de technologie supérieure.

Le contrat de performance conclu avec l’École de technologie supérieure découle des orientations de la Politique québécoise à l’égard des universités rendue publique en février 2000 et de la Politique québécoise de financement des universités annoncée le 1er décembre dernier.

Le ministre a rappelé l’annonce d’un réinvestissement de 1 milliard de dollars en éducation faite par le gouvernement dans la foulée des consensus du Sommet du Québec et de la jeunesse, dont 600 millions pour les universités. À compter de 2002-2003, c’est un montant récurrent de 300 millions de dollars qui sera partagé entre les universités.

« La mise en place de la Politique québécoise de financement des universités, la formule d'allocation que cette politique commande et la conclusion du contrat de performance constituent autant de changements profonds et porteurs d'avenir dans les relations qu'entretiennent le ministère de l'Éducation et les universités », a conclu le ministre.

Le ministre Legault a tenu à souligner la bonne collaboration et le leadership dont a fait preuve la direction de l’École de technologie supérieure dans la conclusion du contrat de performance.

Source :

Direction des communications

Pour renseignements :

Alain Leclerc
Attaché de presse du ministre d’État
à l’Éducation et à la Jeunesse
Téléphone : (418) 644-0664