Contrat de performance entre le ministère de l’Éducation et l’Université McGill

RÉINVESTISSEMENT DE PLUS DE 100,8 MILLIONS DE DOLLARS SUR TROIS ANS ET MISE EN ŒUVRE D’UN AMBITIEUX PROGRAMME AXÉ SUR UNE HAUSSE DE LA DIPLOMATION, LE RENOUVELLEMENT DU CORPS PROFESSORAL ET LA RECONFIGURATION DE L’OFFRE DE PROGRAMMES


Montréal, le 18 décembre 2000. — Le ministre d'État à l'Éducation et à la Jeunesse, M. François Legault, et le principal et vice-chancelier de l’Université McGill, M. Bernard J. Shapiro, ont procédé aujourd’hui à la signature du contrat de performance conclu entre le ministère de l’Éducation et l’Université McGill. « Plus qu'un instrument de suivi, le contrat de performance se veut d'abord un instrument moderne de dialogue continu et de partenariat qui engage l'Université McGill et le Ministère dans le développement de l'enseignement supérieur », a déclaré le ministre.

Cette entente sur le développement de l’Université McGill comporte diverses mesures de réinvestissement qui visent l’atteinte d’une série de cibles portant sur la réussite des étudiantes et des étudiants, l’offre de formation, le renouvellement du corps professoral, le développement de la recherche scientifique et l’affectation stratégique des ressources humaines et financières.

En retour, le Ministère aidera l’Université McGill à réaliser ses engagements. Son appui se traduira par un réinvestissement de plus de 100,8 millions de dollars sur trois ans. L’investissement récurrent est de 49,7 millions en 2002-2003.

Ce réinvestissement comprend un redressement graduel et récurrent d’un million de dollars par année, qui se poursuivra jusqu’en 2014-2015 et totalisera alors quelque 15 millions de dollars. Cet ajustement assurera alors à l’Université McGill le même niveau de financement que celui accordé à l’ensemble des universités compte tenu des activités qu’elle réalise.

Engagement de nouveaux professeurs et soutien aux étudiantes et étudiants

L’Université McGill ajoutera environ 100 professeurs-chercheurs à son corps professoral afin d’améliorer le taux d’encadrement, qui est à ce jour de 18,83 étudiantes ou étudiants par professeur. Le recrutement se poursuivra au cours des 10 prochaines années. Rappelons que l’objectif visé est de 17,99 étudiantes ou étudiants par professeur en 2002-2003 et de 16,89 en 2009-2010. L’encadrement constitue une des priorités de l’Université, qui consacrera d’ailleurs 16,6 millions de dollars du réinvestissement à cette fin et au recrutement du personnel de soutien afférent.

L’ensemble de ces mesures permettront à l’Université de maintenir au-dessus de 80 p. 100 son taux de diplomation. Elle compte faire passer son taux de diplomation qui était de 82 p. 100 en 1999-2000 à 84 p. 100 en 2007-2008. Elle compte également augmenter le taux à 70 p. 100 dans les quelques programmes qui n’atteignent pas ce seuil.

Offre de formation

Pour que son offre de formation demeure pertinente, l’Université entend s’assurer que les disciplines fondamentales restent au cœur de son enseignement et développer, en plus, des programmes se rapportant au traitement et aux technologies de l’information, aux sciences de la vie, à l’apprentissage du langage, etc. L’Université McGill veut également favoriser l’approche multidisciplinaire, accentuer l’intégration de la recherche au premier cycle, adopter un calendrier plus court pour la prochaine série d’évaluations cycliques.

Rappelons que l’Université McGill a atteint une taille optimale tant du point de vue de l’offre de formation que de son efficience. Elle prévoit garder à peu près le même nombre d’étudiantes et d’étudiants, avec une légère augmentation au premier cycle. Toutefois, elle souhaite faire passer de 21,3 p. 100 à 25 p. 100 la proportion d’étudiants étrangers qu’elle accueille.

Une université efficiente

L’Université McGill est, parmi toutes les universités canadiennes, celle qui reçoit le plus de subventions de recherche d’organismes fédéraux, ce qui contribue à maintenir un haut niveau de rendement de ces professeurs, notamment en matière de publication scientifique. L’objectif de l’Université est de maintenir cette situation au cours des trois prochaines années.

De plus, l’Université McGill s’engage à collaborer avec le Ministère afin d’établir des données descriptives comparatives pour les universités du Québec et des indicateurs de mesure de la tâche des professeurs-chercheurs.

Des mesures appropriées

Ces mesures et ces cibles de développement fixées montrent que le contrat de performance constitue un moyen pour le gouvernement de s’associer au plan de développement des universités. C’est également un outil qui permet un suivi rigoureux des engagements qui ont été convenus.

« Nous voulions que les institutions universitaires comme l’Université McGill profitent des contrats de performance pour se donner des objectifs ambitieux, liés à des indicateurs précis, notamment quant à la réussite des étudiantes et des étudiants, à l’efficience dans la gestion des ressources, à l’offre de formation et aux choix stratégiques de développement », a expliqué le ministre lors de la signature du contrat de performance à l’Université McGill.

Le contrat de performance conclu avec l’Université McGill découle des orientations de la Politique québécoise à l’égard des universités rendue publique en février 2000 et de la Politique québécoise de financement des universités présentée le 1er décembre dernier.

Le ministre a rappelé l’annonce d’un réinvestissement de 1 milliard de dollars en éducation faite par le gouvernement dans la foulée des consensus du Sommet du Québec et de la jeunesse, dont 600 millions pour les universités. À compter de 2002-2003, c’est un montant de 300 millions de dollars qui sera partagé entre les universités.

« La mise en œuvre de la Politique québécoise de financement des universités, la formule d'allocation des ressources que cette politique établit et la conclusion du contrat de performance constituent autant de changements profonds et porteurs dans les relations qu'entretiennent le ministère de l'Éducation et les universités », a conclu le ministre.

Faculté de musique et Collège John Abbott

M. Legault a de plus profité de la signature du contrat de performance pour annoncer l’achat de la propriété du Collège John Abbott au prix de 20 millions de dollars ainsi que la rénovation de la Faculté de musique représentant un investissement de 15 millions de dollars.

Enfin, M. Legault a tenu à souligner la bonne collaboration et le leadership dont a fait preuve la direction de l’Université McGill dans la conclusion du contrat de performance.

Source :

Direction des communications

Pour renseignements :

Alain Leclerc
Attaché de presse du ministre d’État
à l’Éducation et à la Jeunesse
Téléphone : (418) 644-0664