Contrat de performance entre le ministère de lÉducation et lÉcole des Hautes Études Commerciales
QUÉBEC INVESTIT 30,4 MILLIONS DE DOLLARS DE PLUS SUR TROIS ANS
Montréal, le 19 mars 2001. Le ministre d'État à l'Éducation et à la Jeunesse, M. François Legault, le président du conseil d'administration, M. Hubert Barbeau, et le directeur de lÉcole des Hautes Études Commerciales, M. Jean-Marie Toulouse, ont procédé aujourdhui à la signature du contrat de performance entre le ministère de lÉducation et lÉcole des Hautes Études Commerciales (HEC). À cette occasion, M. Legault a annoncé que le Ministère accordait 30,4 millions de dollars supplémentaires sur trois ans à lÉcole des Hautes Études Commerciales.
« Le contrat de performance, plus qu'un moyen de suivi, se veut un instrument moderne de dialogue continu et de partenariat qui engage l'École des Hautes Études Commerciales et le Ministère dans le développement de l'enseignement supérieur », a déclaré le ministre.
Cette entente sur le développement de lÉcole des Hautes Études Commerciales comporte diverses mesures qui visent latteinte d'une série d'objectifs en matière de réussite des étudiantes et des étudiants, doffre de formation, de renouvellement du corps professoral, de recherche scientifique et daffectation stratégique des ressources humaines et financières.
Le Ministère soutiendra lÉcole dans la réalisation de ses engagements. Le réinvestissement comprend une somme non récurrente de 8,4 millions de dollars pour compenser lécart entre les résultats de lapplication de la nouvelle formule de financement par rapport à lancienne, au cours des dernières années. Au total, à partir de 2002-2003, lÉcole disposera ainsi de 10,2 millions de dollars de plus par année, une augmentation de 27,4 p. 100.
Soutien aux étudiantes et aux étudiants
Le réinvestissement annoncé permettra à l'École des HEC de recruter 40 professeurs supplémentaires dici trois ans, de diminuer le nombre détudiantes et détudiants par groupe, de soutenir directement les étudiantes et les étudiants dans la préparation des examens professionnels pour maintenir leur taux de succès à plus de 80 p. 100, de rééquilibrer la charge de travail des professeures et professeurs pour tenir compte de lencadrement des étudiantes et des étudiants de la maîtrise et du doctorat et daugmenter laide financière accordée aux étudiantes et étudiants des programmes de maîtrise en sciences de la gestion et de doctorat.
Lensemble de ces mesures contribuera à lamélioration de la diplomation. Ainsi, après six ans, le taux de diplomation chez les étudiantes et les étudiants à temps plein du baccalauréat en administration des affaires augmentera de deux points de pourcentage. En tenant compte des étudiantes et des étudiants des HEC qui vont poursuivre et terminer des études de 1er cycle dans dautres établissements, le taux de diplomation passera de 80 p.100 en 1999-2000 à 82 p. 100 en 2006-2007.
De plus, lÉcole entend accentuer ses efforts en matière dinnovation pédagogique, notamment par une utilisation accrue des NTIC dans lenseignement et la recherche. Elle financera donc un « observatoire » des meilleures pratiques pédagogiques en sciences de ladministration. Elle augmentera aussi sa production détudes de cas.
Offre de formation
LÉcole des HEC sengage à maintenir au moins au même niveau leffectif québécois de chacun de ses programmes au cours des trois prochaines années. Linternationalisation de ses programmes et de son effectif permettra, pour sa part, daugmenter le nombre détudiantes et détudiants au baccalauréat en administration des affaires (B.A.A.), à la maîtrise en administration des affaires (M.B.A.) et à la maîtrise ès sciences de la gestion (M.Sc.).
Un établissement universitaire efficient
LÉcole des HEC sest comparée à des établissements semblables à elle au Canada et aux États-Unis. Elle sest montrée des plus efficientes par le passé, tant par la taille de ses groupes-cours que par le nombre détudiantes et détudiants par professeur, qui dépasse très nettement la moyenne québécoise.
LÉcole des Hautes Études Commerciales entend demeurer un chef de file de la recherche en gestion. Pour ce faire, elle sest donné pour objectif de créer, grâce à sa campagne de financement et au programme des chaires de recherche jusquà 28 nouvelles chaires dici quatre ans. LÉcole vise également à augmenter le montant total des octrois de recherche de 4 à 4,8 millions de dollars dici 2002-2003, soit une augmentation de 20 p. 100.
Des mesures appropriées
Le contrat de performance est un moyen pour le gouvernement de sassocier aux plans de développement des universités. C'est également un outil qui permet un suivi rigoureux des engagements convenus.
« Par ce contrat de performance, lÉcole des Hautes Études Commerciales participe au mouvement de mobilisation et de responsabilisation des universités québécoises en se fixant des objectifs de réussite ambitieux et en déterminant des moyens efficaces pour les atteindre », a indiqué M. Legault.
Le contrat de performance conclu avec lÉcole des HEC découle des orientations de la Politique québécoise à légard des universités rendue publique en février 2000 et de la Politique québécoise de financement des universités présentée le 1er décembre dernier.
Le ministre a rappelé l'annonce d'un réinvestissement de 1 milliard de dollars en éducation faite par le gouvernement dans la foulée des consensus du Sommet du Québec et de la jeunesse, dont 600 millions pour les universités. À compter de 2002-2003, cest un montant récurrent additionnel de 300 millions de dollars qui sera partagé entre les universités.
« La mise en uvre de la Politique québécoise de financement des universités, la formule d'allocation des ressources financières que cette politique établit et la conclusion du contrat de performance constituent des changements profonds et porteurs dans les relations qu'entretiennent le ministère de l'Éducation et les universités », a conclu le ministre.
Source :
Pour renseignements :