Contrat de performance entre le ministère de l’Éducation et l’Université du Québec à Trois-Rivières

QUÉBEC INVESTIT 29,3 MILLIONS DE DOLLARS DE PLUS SUR TROIS ANS


Trois-Rivières, le 20 mars 2001. — Le ministre d'État à l'Éducation et à la Jeunesse, M. François Legault, le président du conseil d’administration, M. Jacques Bégin, le président de l'Université du Québec, M. Pierre Lucier, ainsi que la rectrice, Mme Claire V. De La Durantaye, ont procédé aujourd’hui à la signature du contrat de performance entre le ministère de l’Éducation et l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). À cette occasion, M. Legault a annoncé que le Ministère accordait 29,3 millions de dollars supplémentaires sur trois ans à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

« Le contrat de performance, plus qu'un moyen de suivi, se veut un instrument moderne de dialogue continu et de partenariat qui engage l'Université du Québec à Trois-Rivières et le Ministère dans le développement de l'enseignement supérieur », a déclaré le ministre.

Cette entente sur le développement de l’Université du Québec à Trois-Rivières comporte un ensemble de mesures qui visent l’atteinte d'objectifs en matière de réussite des étudiantes et des étudiants, d’offre de formation, de renouvellement du corps professoral, de recherche scientifique et d’affectation stratégique des ressources humaines et financières.

Le Ministère soutiendra l’Université dans la réalisation de ses engagements. Son appui se traduira par un réinvestissement de plus de 29,3 millions de dollars sur trois ans. L'investissement récurrent est de 12,6 millions de dollars à compter de 2002-2003, et représente une augmentation de 27,7 p. 100.

Soutien aux étudiantes et aux étudiants

L'UQTR souhaite aussi pouvoir embaucher, au cours des trois prochaines années, 35 professeures et professeurs supplémentaires, ce qui contribuera à améliorer l’encadrement des étudiantes et étudiants. De plus, elle augmentera l'aide financière accordée aux étudiantes et étudiants des cycles supérieurs.

L'Université du Québec à Trois-Rivières compte mettre en place des mesures d'encadrement renforcées et personnalisées afin d'accroître la persévérance dans les études. La mise sur pied d'un système de repérage et de soutien des étudiantes et des étudiants susceptible d'interrompre prématurément leurs études est un exemple de telles mesures.

De plus, l’UQTR fera en sorte qu’aucun de ses secteurs de formation ne présente un taux de diplomation inférieur à 70 p. 100 en ce qui concerne l’effectif régulier à temps plein au baccalauréat et que le taux moyen se situe à 80 p. 100 en 2008-2009. Actuellement de 75,7 p. 100 l’Université vise un taux de 76 p. 100 en 2002-2003 et de 76,6 p. 100 en 2004-2005.

Offre de formation

L'UQTR se propose, d'ici 2002-2003, de diminuer les coûts associés à des programmes dont l'effectif est peu élevé, et ce, par un plus grand partage des cours et, dans certains cas, en procédant à leur fermeture.

Par ailleurs, l’UQTR opte pour l'internationalisation de la formation et souhaite qu'en 2002-2003, 1 p. 100 de son effectif étudiant fasse un séjour d'études à l'étranger. L'UQTR veut aussi développer la formation pratique, c'est-à-dire intégrer à tous ses programmes de formation initiale des activités pratiques, notamment des stages.

Une université efficiente

Affichant déjà des coûts de soutien parmi les plus bas au Québec, l’UQTR compte tout de même les diminuer d’une valeur de 300 000 $ au cours des trois prochaines années.

À l’égard des coûts d’enseignement, l’UQTR entend les diminuer de 0.8 M$ d’ici 2002-2003. Les secteurs où les coûts observés sont de beaucoup supérieurs à la moyenne québécoise feront l’objet d’une attention particulière.

Pour atteindre ces objectifs, l’UQTR compte mettre en place les mesures suivantes :

En matière de recherche, l'UQTR est particulièrement fière de la proportion de son corps professoral qui obtient des octrois de recherche : celle-ci est de 46 p. 100 comparativement à 44 p. 100, pour l'ensemble des établissements à vocation générale du réseau de l'Université du Québec. Néanmoins, l’UQTR vise, d’ici 2002-2003, un accroissement de 10 p. 100 par année du financement de la recherche. Cette mesure aura proportionnellement un effet à la hausse sur le taux moyen des octrois reçus par professeur.

Des mesures appropriées

Le contrat de performance est un moyen pour le gouvernement de s’associer aux plans de développement des universités. C'est également un outil qui permet un suivi rigoureux des engagements convenus.

« Par ce contrat de performance, l’Université du Québec à Trois-Rivières participe au mouvement de mobilisation et de responsabilisation des universités québécoises en se fixant des objectifs de réussite ambitieux et en déterminant des moyens efficaces pour les atteindre », a indiqué M. Legault.

Le contrat de performance conclu avec l’Université du Québec à Trois-Rivières découle des orientations de la Politique québécoise à l’égard des universités rendue publique en février 2000 et de la Politique québécoise de financement des universités présentée le 1er décembre dernier.

Le ministre a rappelé l'annonce d'un réinvestissement de 1 milliard de dollars en éducation faite par le gouvernement dans la foulée des consensus du Sommet du Québec et de la jeunesse, dont 600 millions pour les universités. À compter de 2002-2003, c’est un montant récurrent additionnel de 300 millions de dollars qui sera partagé entre les universités.

« La mise en œuvre de la Politique québécoise de financement des universités, la formule d'allocation des ressources financières que cette politique établit et la conclusion du contrat de performance constituent des changements profonds et porteurs dans les relations qu'entretiennent le ministère de l'Éducation et les universités », a conclu le ministre.

Source :

Direction des communications

Pour renseignements :

Renée-Claude Boivin
Attachée de presse du ministre d’État
à l’Éducation et à la Jeunesse
Téléphone : (418) 644-0664