38 millions de dollars à l’aide financière aux études

LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC REMPLIT SES ENGAGEMENTS ÉLECTORAUX ET BONIFIE DE FAÇON SUBSTANTIELLE SON PROGRAMME D’AIDE FINANCIÈRE AUX ÉTUDES


Québec, le 30 mars 2001. —  « Déterminé à placer l’éducation au cœur de ses priorités et à tout mettre en œuvre pour favoriser l’accessibilité aux études, le gouvernement du Parti Québécois bonifie de 38 millions de dollars le Programme d’aide financière aux études et va même au-delà des engagements qu’il avait pris envers les jeunes du Québec lors de la dernière campagne électorale », a déclaré le ministre d’État à l’Éducation et à la Jeunesse, M. François Legault.

« Le programme d’aide financière aux études du Québec est le plus généreux en Amérique du Nord. Avec les montants alloués dans le budget de la ministre d’État à l’Économie et aux Finances, Mme Pauline Marois, nous allons non seulement le bonifier mais nous mettrons également de l’avant des mesures qui vont soutenir davantage les jeunes parents aux études et celles et ceux qui entreprennent des études devant s’échelonner sur une plus longue durée », a ajouté M. Legault. En plus de ces mesures extrêmement motivantes pour les jeunes qui fréquentent nos établissements d’enseignement, la contribution exigée des parents et des conjoints sera réduite de 10 p. 100.

Parmi les autres mesures, les bourses d’études ou de perfectionnement ainsi que les récompenses aux étudiants ne seront plus soumises à l’impôt sur le revenu. De plus, dans un souci d’équité envers les étudiantes et les étudiants qui sont inscrits dans des études universitaires comportant plus de 90 crédits pour l’obtention d’un diplôme, le programme d’aide financière sera modifié afin que ces étudiants soient considérés autonomes à la suite de l’obtention de leurs 90 premiers crédits.

Fin de la double prise en compte de la contribution de l’étudiant et diminution du pourcentage de prise en compte

Le mode de calcul de l’aide financière aux étudiants prévoit une contribution de base de l’étudiant à ses propres besoins, qu’il ait ou non un revenu d’emploi. Elle s’élève, par exemple, à 1 280 $ pour un étudiant au baccalauréat.

Pour l’étudiant ayant un revenu d’emploi, 60 p. 100 de ce revenu était ajouté à la contribution de base. Ainsi, le mode de calcul comportait une double comptabilisation. Dorénavant, le mode de calcul de l’aide financière sera modifié pour que la contribution de base de l’étudiant ayant un revenu soit soustraite du montant servant à calculer sa contribution obligatoire. De plus, cette contribution, qui s’élevait à 60 p. 100 du revenu réel excédant la contribution de base, sera abaissée à 50 p. 100. De cette manière, un étudiant universitaire dont le revenu d’emploi est de 5 000 $ voit sa contribution établie actuellement à un montant de base de 1 280 $ augmenter de 60 p. 100 de son revenu d’emploi, soit 3 000 $, pour un total de 4 280 $. Avec la modification apportée pour éliminer la double comptabilisation, le même étudiant verra sa contribution s’établir à 3 140 $. Cette mesure représente 21,8 millions de dollars.

Les étudiants à temps partiel admissibles à des prêts

Finalement, dans sa volonté de rendre plus accessible la formation continue au Québec, le gouvernement ouvrira, en 2002-2003, son régime d’aide financière aux études aux personnes inscrites à temps partiel à l’éducation permanente. Certaines personnes auront accès à de l’aide sous forme de prêts pour les frais de scolarité et les frais de garde.

Des mesures pour soutenir les jeunes parents

Lors du Sommet du Québec et de la jeunesse, les participants se sont entendus pour développer des mesures pour soutenir les jeunes qui ont des enfants pendant leurs études. Le gouvernement couvrira les frais de garde sous forme de bourses pour les trimestres d’études où l’étudiant ou l’étudiante n’est admissible qu’à de l’aide sous forme de prêt.

Également, le seuil d’admissibilité au Programme de remboursement différé ne prenait pas en compte de façon adéquate la situation des étudiantes ou des étudiants qui ont des enfants à charge. Ce seuil sera donc révisé pour permettre à un plus grand nombre de ces parents de se prévaloir de cette mesure avantageuse. Un million de dollars en crédits additionnels sont prévus à cette fin.

Le ministre Legault a également rappelé que le gouvernement du Parti Québécois avait annoncé en novembre dernier, lors de la Marche mondiale des femmes, que les étudiantes seraient désormais exemptées de la prise en charge des intérêts sur leur prêt d’études, à la suite d’une interruption temporaire de leurs études à temps plein, soit parce qu’elles sont enceintes, qu’elles ont accouché ou qu’elles ont adopté un enfant.

Source :

Renée-Claude Boivin
Attachée de presse du ministre d’État
à l’Éducation et à la Jeunesse
(418) 644-0664