Contrat de performance entre le ministère de lÉducation et lUniversité du Québec en Abitibi-Témiscamingue
QUÉBEC INVESTIT 10,7 MILLIONS DE DOLLARS DE PLUS SUR TROIS ANS
Rouyn-Noranda, le 4 mai 2001. Le ministre d'État à l'Éducation et à la Jeunesse, M. François Legault, et le recteur de lUniversité du Québec en Abitibi-Témiscamingue, M. Jules Arsenault, ont procédé aujourdhui à la signature officielle du contrat de performance entre le ministère de lÉducation et lUniversité du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) en présence du député dAbitibi-Est, M. André Pelletier. À cette occasion, M. Legault a annoncé que le Ministère accordait 10,7 millions de dollars supplémentaires sur trois ans à lUniversité du Québec en Abitibi-Témiscamingue.
« Le contrat de performance se veut un instrument moderne de dialogue continu et de partenariat qui engage l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et le Ministère dans le développement de l'enseignement supérieur », a déclaré le ministre.
Cette entente sur le développement de lUniversité du Québec en Abitibi-Témiscamingue comporte diverses mesures qui visent latteinte d'une série d'objectifs en matière de réussite des étudiantes et des étudiants, doffre de formation, de renouvellement du corps professoral, de recherche scientifique et daffectation stratégique des ressources humaines et financières.
Le Ministère soutiendra lUQAT dans la réalisation de ses engagements. Son appui se traduira par un réinvestissement de 10,7 millions sur trois ans. Linvestissement récurrent est de 4,1 millions de dollars à compter de 2002-2003, soit une augmentation de près de 35 p. 100, comprenant une somme récurrente de 500 000 $ allouée à l'Université comme soutien à la recherche liée au développement régional.
Soutien aux étudiantes et aux étudiants
L'instabilité des populations de lAbitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec a des effets importants sur les taux dabandon, les étudiantes et étudiants ayant tendance à suivre leur famille lorsquelle quitte la région. Pour contrer cette situation, les efforts que fait lUQAT pour améliorer le taux de rétention ont déjà commencé à donner des résultats.
De plus, lUniversité entend porter son taux de diplomation de leffectif étudiant inscrit à temps plein au baccalauréat à 80 p. 100 en 2007-2008 et elle vise à ce que, dans chacun de ses domaines de formation, le taux de diplomation après six ans dépasse 70 p. 100. En 2004-2005, lUniversité vise un taux de diplomation de 73 p. 100.
LUQAT sest également fixé des objectifs ambitieux tels que : préciser et soutenir le projet détudes de létudiante ou de létudiant par engagement bipartite, maintenir et améliorer le Service dorientation et dinformation scolaire et professionnelle, en collaboration avec le cégep de lAbitibi-Témiscamingue, instaurer un programme de jumelage entre les professeurs et les étudiants en vue daméliorer la persévérance dans les études, augmenter le nombre dactivités de perfectionnement visant à améliorer la pédagogie, etc.
Par ailleurs, les résultats quobtient lUQAT en matière de placement de ses diplômées et diplômés doivent être inclus dans le bilan positif de la formation offerte par celle-ci. En moyenne 84 p, 100 des bachelières et bacheliers occupent un emploi dans leur domaine détudes.
Offre de formation
Afin de maintenir sa clientèle au niveau actuel, quatre moyens sont envisagés par lUQAT : lélargissement de son offre de formation sur le territoire, loffre de programmes médiatisés, loffre de programmes distincts et uniques et le développement de son offre de formation aux cycles supérieurs.
Mentionnons plus particulièrement que le développement de ses services sur lensemble du territoire devra passer par un recours plus marqué aux nouvelles technologies, notamment par une plus grande utilisation de la vidéoconférence.
LUniversité entend également développer davantage son offre de formation en ajoutant, dici 2003, trois programmes de maîtrise et deux de doctorat. Ces programmes seraient offerts en collaboration avec dautres universités.
Une université efficiente
LUQAT entend augmenter son efficience dans les prochaines années. Elle vise notamment à porter le nombre détudiantes et d'étudiants par groupe-cours, au premier cycle, de 19 quil est aujourdhui à 22, en 2003.
Sur le plan de la recherche, lUQAT se situe parmi les universités les plus performantes. Le montant moyen des subventions de recherche par professeur sétablit à 90 000 $ pour la dernière année, résultat remarquable pour un établissement universitaire de cette taille. LUniversité recevait alors 6,7 M$ en financement spécifique de recherche.
Des mesures appropriées
Le contrat de performance est un moyen pour le gouvernement de sassocier aux plans de développement des universités. Il constitue également un outil qui permet un suivi rigoureux des engagements qui ont été convenus.
« Par ce contrat de performance, lUniversité du Québec en Abitibi-Témiscamingue participe au mouvement de mobilisation et de responsabilisation des universités québécoises en se fixant des objectifs de réussite ambitieux et en déterminant des moyens efficaces pour les atteindre », a indiqué M. Legault.
Le contrat de performance conclu avec lUniversité du Québec en Abitibi-Témiscamingue découle des orientations de la Politique québécoise à légard des universités, rendue publique en février 2000, et de la Politique québécoise de financement des universités, présentée le 1er décembre dernier.
Le ministre a rappelé l'annonce d'un réinvestissement de 1 milliard de dollars en éducation faite par le gouvernement du Québec dans la foulée des consensus du Sommet du Québec et de la jeunesse, dont 600 millions pour les universités. À compter de 2002-2003, cest un montant récurrent additionnel de 300 millions de dollars qui sera partagé entre les universités.
« La mise en uvre de la Politique québécoise de financement des universités, la formule d'allocation des ressources financières que cette politique établit et la conclusion du contrat de performance constituent des changements profonds et porteurs dans les relations qu'entretiennent le ministère de l'Éducation et les universités », a conclu le ministre.
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