Tournée du ministre d’État à l’Éducation et à la Jeunesse

« La réussite scolaire est l’affaire de toute la communauté »

- François Legault


Sherbrooke, le 16 mai 2001. — Le ministre d'État à l'Éducation et à la Jeunesse, M. François Legault, poursuit aujourd’hui dans l’Estrie sa tournée des régions du Québec afin de présenter les moyens mis en place pour favoriser la réussite scolaire.

« L’éducation ne laisse personne indifférent. La population souhaite que les enfants aient accès à une école de qualité et soient instruits des choses essentielles. Une société, un pays, une nation qui croit dans son avenir doit miser sur l’éducation. En fait, l’éducation, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement dans l’avenir », a déclaré le ministre en s'adressant aux principaux acteurs du milieu scolaire de la région.

Notons qu’au Québec le taux de redoublement des enfants au primaire est de 23 p. 100. « C’est inacceptable, surtout si l’on tient compte du fait que 70 p. 100 des enfants qui redoublent au primaire finissent par décrocher au secondaire », a poursuivi le ministre.

Au secondaire aussi, les chiffres sont alarmants. En effet, 32 p. 100 des jeunes décrochent dans le secteur public du secondaire, soit un élève sur trois. Voilà pourquoi le gouvernement a demandé aux écoles de se donner des plans de réussite, afin qu’elles se fixent des objectifs et adoptent des moyens pour résoudre ce problème.

Les écoles du Québec ont d’ailleurs rivalisé d’imagination pour trouver des solutions. Et si les objectifs sont atteints, le taux de redoublement passera de 23 à 12 p. 100 au primaire et le taux de décrochage, de 32 à 21 p. 100 au secondaire.

La réforme de l'éducation

Dans la région de l’Estrie, l’implantation du nouveau curriculum mobilise les principaux acteurs du milieu scolaire. Un comité formé de conseillers et de conseillères pédagogiques ainsi que d’enseignants et d’enseignantes soutient et outille chacune des commissions scolaires. Le mandat de ce comité est de favoriser le partage d’expertise, de concevoir des outils pédagogiques et d’organiser le perfectionnement des personnes concernées.

« Cette réforme est au fond un exercice de resserrement de la qualité. Ce que souhaite le gouvernement, c’est un retour aux matières de base, un renforcement des exigences, une nouvelle façon de transmettre et d’évaluer des compétences essentielles à la nouvelle société du savoir. En fait, nous voulons des écoles plus stimulantes pour nos jeunes », a déclaré M. Legault.

En plus de sessions de perfectionnement, on a entrepris un projet de recherche sur les modèles d’intervention en orthopédagogie, en collaboration avec l’Université de Sherbrooke. En outre, une entente spécifique portant sur la réussite éducative est intervenue entre le Conseil régional de développement de l’Estrie et nombreux partenaires : le ministère de l'Éducation, le ministère de la Solidarité sociale, Emploi-Québec, le ministère des Régions, les quatre commissions scolaires de la région, l’Université de Sherbrooke et la Régie régionale de la Santé et de Services sociaux de l’Estrie.

Par ailleurs, la Commission scolaire des Sommets a mis en place des cafés pédagogiques, et dans chacune des commissions scolaires de la région, on a tenu des colloques pédagogiques portant sur l’implantation harmonieuse de la réforme.

Celle-ci s’implante progressivement, à des rythmes différents, partout dans la région. L’engagement de chacun et chacune permettra de transmettre aux jeunes du Québec les connaissances et les compétences qui sont nécessaires dans une société moderne.

Les plans de réussite

Le milieu scolaire de la région s'est aussi mobilisé autour du projet de réalisation des plans de réussite de chaque école et a pris différents moyens pour atteindre les objectifs visés.

Ainsi, en Estrie, parmi les 97 écoles primaires sur les 129 ayant plus de dix élèves en sixième année, 90 ont soumis des plans de réussite chiffrés, soit 93 p. 100. De ce nombre, 54 proposent des objectifs qui semblent ambitieux. Au secondaire, sur 15 polyvalentes ayant plus de dix élèves inscrits en cinquième secondaire, 13 ont remis des plans de réussite chiffrés, soit 87 p. 100, et du nombre, 4 se sont donné des objectifs élevés. Globalement, les écoles de la région proposent de faire passer le redoublement de 19 à 11 p. 100 et le décrochage, de 30 à 24 p. 100, ce qui représente, dans le cas du redoublement, un objectif supérieur à la moyenne nationale.

« Ces plans de réussite ne sont pas de simples outils de gestion, mais plutôt des moyens d’action concrets. En demandant à tous les établissements de préparer ces plans, je voulais que les autorités scolaires, les enseignantes et les enseignants ainsi que les parents se mobilisent pour que chaque école prenne conscience de la qualité de la formation qu’elle offre », a déclaré le ministre.

Dans les plans de réussite, les moyens proposés sont déterminants. En matière de formation générale, on privilégie notamment des interventions précoces dès la maternelle, des démarches stratégiques en français et en mathématique, des cours d’été, de l’aide aux devoirs et aux leçons et du soutien aux habiletés parentales.

En formation professionnelle, les moyens mis en place pour augmenter le taux de réussite consistent notamment à définir les causes d’abandon, à offrir des programmes d’appoint en français et en mathématique de même qu'une formation axée sur les contextes de production usine-école et travail-études.

« Le succès de l’école, c’est le succès de toute une société. L’école, ce n’est pas seulement une affaire de spécialistes, c’est un lieu d'apprentissage de la citoyenneté. En fait, l’éducation de nos jeunes, c’est l’affaire de toute la communauté », a conclu M. Legault.

Source :
Direction des communications
Pour renseignements :
Renée-Claude Boivin
Attachée de presse du ministre d’État
à l’Éducation et à la Jeunesse
(418) 644-0664