Offensive pour lutter contre le décrochage scolaire

LE MINISTRE LEGAULT DONNE LE COUP D’ENVOI À L’OPÉRATION « AGIR AUTREMENT »


Montréal, le lundi 11 juin 2001 — Le ministre d’État à l’Éducation et à la Jeunesse, M. François Legault, a annoncé aujourd’hui le lancement d’un projet-pilote, l’opération Agir autrement, qui permettra à six écoles secondaires de développer des moyens pour lutter contre le décrochage scolaire. Le ministère de l’Éducation et les six commissions scolaires concernées investiront 7,2 millions de dollars sur trois ans.

Six milieux, six projets

Les six écoles secondaires engagées dans l’opération Agir autrement sont les écoles du Havre-Jeunesse (Sainte-Julienne), James Lyng (Montréal), L’Escale (Louiseville), Gérard-Filion (Longueuil), Samuel-De Champlain (Beauport) et Édouard-Montpetit (Montréal). Certaines de ces écoles sont situées en milieu urbain, d’autres en milieu rural. Bien qu’elles appartiennent à des milieux socio-économiques différents, ces six écoles secondaires ont en commun un taux élevé de décrochage scolaire.

« L’amélioration du taux de réussite dans certaines écoles secondaires exige une intervention énergique. Dans notre société, je crois qu’il faut considérer comme un investissement le fait de préparer tous les jeunes à prendre la relève et à participer à la construction d’une société à leur image. L’opération Agir autrement vise à mettre un plus grand nombre de jeunes sur la voie de la réussite. La moyenne des taux de décrochage de ces six écoles est de 41 p. 100 et nous avons comme objectif qu’elle diminue à 26 p. 100 d’ici trois ans », a déclaré le ministre.

Rappelant que le décrochage scolaire est l’une des causes déterminantes de la pauvreté chez les jeunes, M. Legault a précisé que l’opération Agir autrement s’inscrit parfaitement dans le prolongement de la Politique québécoise de la jeunesse qu’il vient tout juste de rendre public dont un des axes vise à donner une chance égale à tous les jeunes afin de lutter contre la pauvreté et l’exclusion. « Il est essentiel d’intervenir de façon préventive pour endiguer ce problème. Je suis impressionné par la qualité des projets soumis. Chacune des écoles a réussi à relever le défi en adaptant son projet aux caractéristiques de ses élèves et de son milieu », a ajouté le ministre.

Chacun de ces établissements a élaboré un projet mobilisateur particulier, d’une durée de trois ans, dans le but de motiver les jeunes et d’augmenter la persévérance scolaire.

Agir autrement : les moyens

Un investissement de 1,2 millions de dollars sera consacré à chacune de ces six écoles qui seront responsables, dès septembre 2001, de mettre en œuvre les moyens retenus pour notamment renforcer les liens avec les familles et de susciter la participation du milieu. La coordination et le suivi de l’opération Agir autrement ainsi que son évaluation seront assurés par le ministère de l’Éducation.

Parmi les moyens privilégiés pour donner aux jeunes le goût de prendre en main leur réussite scolaire, figurent entre autres la mise en place d’un environnement plus stable, notamment par la désignation d’un tuteur et par l’utilisation d’un seul local par groupe, ainsi que la réduction du nombre d’élèves par classe. On prévoit également des changements dans l’organisation du travail et la réduction du nombre d’enseignants qui travaillent auprès des jeunes chaque semaine, de même que l'organisation d'ateliers de travail ou de périodes de récupération le midi et le soir.

Par ailleurs, la plupart des projets comportent des mesures touchant le resserrement des liens famille-école, notamment par le recours à un agent de liaison, un suivi pédagogique individuel ainsi que l’intégration à l’horaire d’activités sportives et culturelles obligatoires. Certaines écoles ont même prévu un service de transport supplémentaire pour permettre aux jeunes de quitter l'école plus tard afin de participer à ces différentes activités.

Un partenariat avec le milieu

« Ces expériences pilotes misent à la fois sur l’engagement et l'esprit d'innovation de l’équipe-école ainsi que sur l'appui de la commission scolaire et du conseil d’établissement, a commenté M. Legault. Elles soulignent de façon éloquente qu’il est possible de proposer aux jeunes des avenues différentes pour réaliser leurs apprentissages et se doter d’une formation scolaire qui est essentielle ».

En terminant, le ministre a tenu à souligner la qualité du travail réalisé par les commissions scolaires, les directions d’école et les membres du personnel enseignant et des conseils d’établissement, qui ont su concevoir des initiatives aussi stimulantes qui collent aux besoins particuliers de chaque élève. « Il s’agit d’un excellent exemple de mobilisation de personnes et d’équipes qui ont à cœur la réussite des jeunes dont ils ont la charge. Je suis impressionné par un tel engagement et je ne peux que les en féliciter », a conclu le ministre.

Source :
Direction des communications
Pour renseignements :
Anne Marcotte
Attachée de presse du ministre d’État
à l’Éducation et à la Jeunesse
(418) 644-0664



FICHES TECHNIQUES


École Édouard-Montpetit

Montréal
Directrice : Mme Lucie Lalande

COMMISSION SCOLAIRE : Commission scolaire de Montréal (CSDM)
Présidente :Mme Diane De Courcy
Directeur général : M. Yves Archambault
NOMBRE D’ÉLÈVES : 1 510
APERÇU DU PROJET : L’école Édouard-Montpetit s’est donné pour objectif d’offrir un milieu de vie plus stimulant aux élèves. La direction de l’établissement entend associer de plus près les familles et la communauté à la vie de l’école. On propose aussi d’assouplir les horaires de cours et de miser sur des approches pédagogiques et une organisation du travail innovatrices. Enfin, l’encadrement sera renforcé, notamment par la désignation de tuteurs et un suivi plus serré du cheminement des élèves, que l'on invitera de plus à faire un choix parmi un éventail renouvelé d’activités culturelles et sportives.

JUIN 2001





École  Gérard-Filion

Longueuil, région de la Montérégie
Directeur : M. Jacques Cousineau

COMMISSION SCOLAIRE : Commission scolaire Marie-Victorin
Présidente  : Mme Fernande Le Blanc-Sénéchal
Directeur général : M. Serge Lefebvre
NOMBRE D’ÉLÈVES : 2 200
APERÇU DU PROJET : L’école Gérard-Filion s’emploiera à renforcer les liens famille-école par l’embauche d’une personne-ressource spécialisée et travaillera à la prévention de certains problèmes que vivent les jeunes, comme la toxicomanie. Elle vise également à assurer un meilleur encadrement des élèves et à réduire le nombre d’enseignants travaillant auprès d'un même groupe au cours d'une semaine. L'horaire sera aménagé pour permettre la consolidation de certains apprentissages et la participation des élèves aux activités parascolaires.

JUIN 2001





École secondaire du Havre-Jeunesse

Sainte-Julienne, région de Lanaudière
Directeur : M. François Tremblay

COMMISSION SCOLAIRE : Commission scolaire des Samares
Présidente : Mme Diane Bernard-Riberdy
NOMBRE D’ÉLÈVES : 713
APERÇU DU PROJET : À l’école secondaire du Havre-Jeunesse, on veut développer le sentiment d’appartenance des élèves, renforcer l’identité personnelle et mettre l’accent sur la stabilité des groupes et des ressources professionnelles qui leur sont affectées. On entend également remettre en question les pratiques en vue d’apporter un soutien accru aux élèves et instaurer un système d'accompagnement pédagogique. On vise enfin à enrichir la vie scolaire et à assurer un suivi plus rigoureux de la progression de chaque élève.

JUIN 2001





École James Lyng

Montréal
Directeur : M. Wayne Commeford

COMMISSION SCOLAIRE : Commission scolaire English-Montréal
Directeur général : M. Charley Levy
NOMBRE D’ÉLÈVES : 300
APERÇU DU PROJET : L’équipe de l’école James Lyng propose de revoir l’organisation de l’enseignement en misant sur une diminution du nombre d’élèves par groupe et sur un horaire composé d’un plus grand nombre d'heures consécutives avec le même enseignant. L’amélioration des relations parents-école en vue du développement d’une image de soi positive chez l'élève fait également partie des préoccupations des responsables de l'expérience pilote, tout comme le suivi quotidien de la situation personnelle et scolaire de chaque élève.

JUIN 2001





École  L’Escale

Louiseville, région de la Mauricie
Directeur : M. Pierre Godbout

COMMISSION SCOLAIRE : Commission scolaire du Chemin-du-Roy
Président : M. Yvon Lemire
Directeur général : M. Richard Théoret
NOMBRE D’ÉLÈVES : 839
APERÇU DU PROJET : Dans un premier temps, les dirigeants de l’école L’Escale entendent fortifier considérablement la relation famille-école et vont, pour ce faire, recourir aux services d’une personne-ressource spécialisée. Ils misent également sur un soutien accru aux élèves, sur l’instauration de groupes multiâges et sur un meilleur accès à la formation professionnelle. Il est aussi prévu d'ajouter un service de transport pour permettre aux élèves de rester plus longtemps à l’école afin de participer à des activités culturelles, sportives ou pédagogiques.

JUIN 2001





École Samuel-De Champlain

Beauport, région de la Capitale-Nationale
Directrice : Mme Céline Genest

COMMISSION SCOLAIRE : Commission scolaire des Premières-Seigneuries
Président : Mme Jeanne d'Arc Marcoux
Directeur général : M. Michel Hamel
NOMBRE D’ÉLÈVES : 928
APERÇU DU PROJET : À l'école Samuel-De Champlain, l'accent est mis sur la création d'un environnement plus stable et la diminution du nombre d'élèves par groupe. Certains programmes d'études seront dispensés en un seul semestre, ce qui permettra un meilleur aménagement du temps pour les apprentissages. Les élèves seront invités à participer à un camp d'accueil. Certains enseignants joueront le rôle de tuteur. L'organisation de l'enseignement favorisera la création de liens forts entre les élèves et une équipe restreinte d'enseignants. Les liens avec la famille, l'encadrement et le suivi des élèves seront resserrés, et des activités sportives et culturelles seront intégrées à l'horaire. On prévoit également du perfectionnement pour les enseignants ainsi que des approches pédagogiques diversifiées.

JUIN 2001