Tournée du ministre d’État à l’Éducation et à la Jeunesse

« Se mobiliser pour lutter contre le décrochage scolaire »

– François Legault


Chibougamau, le 19 juin 2001. — Le ministre d'État à l'Éducation et à la Jeunesse, M. François Legault, en compagnie du député d’Ungava et adjoint parlementaire du premier ministre, M. Michel Létourneau, poursuit aujourd’hui à Chibougamau sa tournée des régions du Québec afin de présenter les moyens mis en place pour favoriser la réussite scolaire.

« L’éducation ne laisse personne indifférent. La population souhaite que les enfants aient accès à une éducation de qualité. Une société, un pays, une nation qui croit dans son avenir doit miser sur l’éducation. En fait, l’éducation, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement dans l’avenir », a déclaré le ministre en s'adressant aux principaux acteurs du milieu scolaire de la région.

Notons qu’au Québec le taux de redoublement des enfants au primaire est de 23 p. 100. « C’est inacceptable, surtout si l’on tient compte du fait que 70 p. 100 des enfants qui redoublent au primaire finissent par décrocher au secondaire », a poursuivi le ministre.

Au secondaire aussi, les chiffres sont alarmants. En effet, 32 p. 100 des jeunes décrochent dans le secteur public du secondaire, soit un enfant sur trois. Voilà pourquoi le gouvernement a demandé aux écoles de se donner des plans de réussite, afin qu’elles se fixent des objectifs et adoptent des moyens pour résoudre ce problème.

Les écoles du Québec ont d’ailleurs rivalisé d’imagination pour trouver des solutions. Et si les objectifs sont atteints, le taux de redoublement passera de 23 à 12 p. 100 au primaire et le taux de décrochage, de 32 à 21 p. 100 au secondaire.

Les plans de réussite

Le milieu scolaire de la région s'est aussi mobilisé pour élaborer les plans de réussite des écoles et a adopté différents moyens pour atteindre les objectifs visés.

Ainsi, dans la région du Nord-du-Québec, la commission scolaire de la Baie-James propose de faire passer le redoublement de 19 p. 100 à 11 p. 100 et le décrochage, de 32 p. 100 à 27 p. 100. « Ces plans de réussite ne sont pas de simples outils de gestion, mais plutôt des moyens d’action concrets. En demandant à tous les établissements de préparer ces plans, je voulais que les autorités scolaires, les enseignantes et les enseignants ainsi que les parents se mobilisent pour que chaque école prenne conscience de la qualité de la formation qu’elle offre », a déclaré le ministre.

Dans les plans de réussite, les moyens proposés sont déterminants. À la formation générale, les différents établissements scolaires ont opté pour l’intervention intensive en lecture, l’aide aux devoirs et aux leçons, la responsabilisation de l’élève dans son cheminement éducatif, l’augmentation de la fréquentation scolaire et du taux d’assiduité, l’engagement des parents dans la réussite de leurs enfants, et, enfin, l’amélioration de la communication avec les parents.

Pour ce qui est des centres de formation professionnelle, les moyens retenus sont la conception de nouveaux outils pour valoriser davantage la formation professionnelle auprès des élèves, des parents et de la communauté, l’amélioration des politiques et des pratiques existantes pour accroître l’offre de service en formation professionnelle, l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication et, enfin, l’amélioration du système d’encadrement et de suivi de l’élève.

La réforme de l'éducation

Dans la région, l’implantation du nouveau curriculum mobilise à divers degrés les différentes catégories de personnel scolaire qui s’associent pour la diriger et organiser des activités. En effet, une table régionale des services éducatifs assure la coordination du développement pédagogique et la création d’outils d’animation et de formation.

« Cette réforme est au fond un exercice de resserrement de la qualité. Ce que souhaite le gouvernement, c’est un retour aux matières de base, un renforcement des exigences, une nouvelle façon de transmettre et d’évaluer des compétences essentielles à la nouvelle société du savoir. En fait, nous voulons des écoles plus stimulantes pour nos jeunes », a déclaré M. Legault.

À la Commission scolaire de la Baie-James, différents moyens ont été adoptés pour faciliter la mise en œuvre de la réforme. Ainsi, en organisant différentes rencontres, la Commission scolaire a voulu sensibiliser et informer les directions d’école et de personnel enseignant; elle a également coordonné l’animation d’ateliers de perfectionnement à leur intention. De plus, des séances d’information ont été prévues pour les parents et les membres des conseils d’établissement.

La réforme s’implante progressivement, à des rythmes différents, partout dans la région. L’engagement de chacun et de chacune permettra de transmettre aux jeunes du Québec les connaissances et les compétences qui sont nécessaires dans une société moderne.

« Le succès de l’école, c’est le succès de toute une société. L’école, ce n’est pas seulement une affaire de spécialistes, c’est un lieu d'apprentissage de la citoyenneté. En fait, l’éducation de nos jeunes, c’est l’affaire de toute la communauté », a conclu M. Legault.

Source :
Direction des communications
Pour renseignements :
Anne Marcotte
Attachée de presse du ministre d’État
à l’Éducation et à la Jeunesse
(418) 644-0664