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Tournée du ministre d’État à l’Éducation et à la Jeunesse

« Se mobiliser pour lutter contre le décrochage scolaire »

– François Legault


Valleyfield, le 18 octobre 2001. — Le ministre d'État à l'Éducation et à la Jeunesse, M. François Legault, poursuit aujourd’hui à Valleyfield sa tournée des régions du Québec afin de présenter les moyens utilisés par les commissions scolaires et les écoles pour favoriser la réussite scolaire.

« L’éducation nous concerne tous. La population souhaite que les enfants aient accès à une éducation de qualité. Une société, un pays, une nation qui croit dans son avenir doit miser sur l’éducation. L’éducation, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement dans l’avenir. Il faut investir en éducation, mais il faut également s’investir pour la réussite », a déclaré le ministre en s'adressant aux principaux acteurs du milieu scolaire de la région.

Au Québec, les conséquences du redoublement des enfants au primaire sont désastreuses. Soixante-dix pour cent des enfants qui redoublent au primaire finissent par décrocher au secondaire. Voilà pourquoi le gouvernement a demandé aux écoles de se donner des plans de réussite, afin qu’elles se fixent des objectifs et adoptent des moyens pour résoudre ce problème.

Les écoles du Québec ont d’ailleurs rivalisé d’imagination pour trouver des solutions afin de contrer le retard au primaire et lutter avec force contre le décrochage au secondaire.

Les plans de réussite

Le milieu scolaire de la région de la Montérégie s'est également mobilisé pour élaborer les plans de réussite des écoles et a adopté différents moyens pour atteindre les objectifs visés.

« Ces plans de réussite ne sont pas des outils de gestion. Ce sont des moyens d'action concrets. En demandant à tous les établissements de préparer ces plans, je voulais que les autorités scolaires, les enseignantes et les enseignants ainsi que les parents se mobilisent pour que chaque école prenne conscience de la qualité de la formation qu’elle offre », a déclaré le ministre.

Dans les plans de réussite, les moyens proposés sont déterminants. Pour favoriser l’apprentissage chez les élèves, les écoles ont opté pour la réussite dans les matières de base (français et mathématiques) en suscitant la motivation pour ces dernières et en prévoyant des mesures d’aide. De plus, elles s'efforcent d'améliorer l’estime de soi chez les élèves et de contrer l’absentéisme et le décrochage scolaire en mettant en place des outils qui permettent un meilleur contrôle des écarts.

Par ailleurs, les établissements accompagnent les jeunes dans leur démarche d’orientation en faisant la promotion de la formation professionnelle et technique dans les écoles primaires et secondaires, de même qu’auprès des parents, et en organisant des portes ouvertes dans les centres de formation professionnelle. Ils incitent également les filles à participer au concours Chapeau, les filles!

La réforme de l'éducation

Dans la région de la Montérégie, l’implantation du nouveau curriculum mobilise à divers degrés tous les intervenants scolaires qui s’associent pour la diriger et organiser des activités dépassant les frontières de chaque commission scolaire. En effet, un comité régional sur la réforme au secondaire a été mis sur pied et a publié en juin 2001 une Trousse d’aide à l’implantation de la réforme du curriculum au secondaire à l’usage du personnel enseignant et des directions des écoles secondaires.

« Cette réforme est un exercice de resserrement de la qualité. Ce que souhaite le gouvernement, c’est un retour aux matières de base, un enrichissement des contenus, un renforcement des exigences, une nouvelle façon de transmettre et d’évaluer des compétences essentielles à la nouvelle société du savoir. En fait, nous voulons des écoles plus stimulantes pour nos jeunes », a déclaré M. Legault.

Afin de favoriser l’implantation harmonieuse de la réforme, les écoles de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries ont élaboré leur propre bulletin selon une approche coopérative et une démarche de réflexion sur l’évaluation. Cet exercice a permis au personnel d'établir des liens entre le Programme de formation et les pratiques d’évaluation.

À la Commission scolaire des Trois-Lacs, la commission scolaire a adopté différents moyens pour faciliter la mise en œuvre de la réforme. Par exemple, l’équipe professorale cherche à élaborer des projets qui intègrent toutes les compétences. Ces expériences se vivent au quotidien, notamment par la constitution du portfolio au primaire. Soulignons les rapports de coopération au sein du conseil d’établissement, qui ont pour effet de créer, dans l’école, une véritable communauté éducative.

Le ministre a profité de cette occasion pour souligner le travail exceptionnel de certaines écoles dont les écoles Pierre-Bédard et Clotilde-Raymond de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries, des écoles Léopold-Carrière et Soulanges de la Commission scolaire des Trois-Lacs et également des écoles Patriotes et Notre-Dame-de-la-Paix de la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands.

« Le succès de l’école, c’est le succès de toute une société. L’école, ce n’est pas seulement une affaire de spécialistes, c’est un lieu d'apprentissage de la citoyenneté. En fait, l’éducation de nos jeunes, c’est l’affaire de toute la communauté », a conclu M. Legault.

Source :

Anne Marcotte
Attachée de presse du ministre d’État
à l’Éducation et à la Jeunesse
(418) 644-0664

 

 
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