LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC ACCORDE UN SOUTIEN FINANCIER EXCEPTIONNEL DE 324 000 $ AUX SIX CENTRES D’ÉDUCATION POPULAIRE DE MONTRÉAL


Montréal, le 2 avril 1998. - Six centres d’éducation populaire de Montréal recevront du gouvernement du Québec un soutien financier total de 324 000 $, accordé à titre exceptionnel. Il s’agit du Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles, du Centre d’éducation populaire de la Petite-Bourgogne et de Saint-Henri, du Pavillon d’éducation communautaire Hochelaga-Maisonneuve, de l’Atelier d’éducation populaire de Mercier (Plateau Mont-Royal), du Centre éducatif communautaire René-Goupil (Saint-Michel) et du Comité social Centre-sud.

L’annonce en a été faite par la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Mme Louise Harel, par le ministre d’État à la Métropole, M. Robert Perreault, et par la ministre de l’Éducation, Mme Pauline Marois. La contribution respective de chacun de leurs ministères sera de 120 000 $, 102 000 $ et 102 000 $.

Reconnaissant que la survie de ces six centres d’éducation populaire était menacée, le gouvernement du Québec accepte ainsi de compenser partiellement le manque à gagner auquel ils ont été récemment confrontés.

Comme l’explique le député de Mercier et ministre d’État à la Métropole, M. Robert Perreault, «ces six centres, bien implantés dans les quartiers les plus défavorisés de Montréal, jouent un rôle essentiel dans leur communauté respective. Ils offrent, dans certains cas depuis vingt ans, des services à près de 125 000 Montréalaises et Montréalais marginalisés, qui ne doivent pas être laissés pour compte.»

La ministre de l’Emploi et de la Solidarité et députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Mme Louise Harel, indique pour sa part que «dans nos quartiers, les centres d’éducation populaire constituent des ressources indispensables pour les familles et pour les personnes qui cherchent à bien s’intégrer à la vie de notre société. Ils sont actifs dans des champs aussi importants que l’alphabétisation, la formation continue, les loisirs, l’employabilité, l’intégration des immigrants, et j’en passe. Tout cela n’a rien d’un luxe!»

Pour sa part, la ministre de l’Éducation, Mme Pauline Marois, a déclaré : «Il faut rassurer ces centres, dont les équipes ressentent actuellement une inquiétude à laquelle je suis très sensible. J’annonce donc aujourd’hui que, de concert avec mes collègues ministres touchés par cette question, j’entreprends immédiatement des démarches pour trouver une solution à long terme aux problèmes de financement que vivent les six centres d’éducation populaire de Montréal.»

Les centres d’éducation populaire sont établis dans des édifices qui appartiennent à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) et la ministre de l’Éducation rappelle que c’est avec celle-ci qu’ils doivent convenir des modalités de renouvellement de leurs baux. Les édifices qui abritent ces centres passeront, le 1er jullet 1998, de l’actuelle CECM à la nouvelle Commission scolaire de Montréal, à moins d’une entente différente entre les conseils provisoires ayant compétence sur le territoire de l’île de Montréal.

Pour renseignements :
Christiane Miville-Deschênes
attachée de presse
Cabinet de la ministre de lӃducation
(418) 644-0664
Alain Leclerc
attaché de presse
Cabinet du ministre d’État à la Métropole
(514) 873-2622
Pierre Baraby
attaché de presse
Cabinet de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité
(418) 643-4810