LE MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION REND PUBLICS LES RÉSULTATS
AUX ÉPREUVES
UNIQUES DE 1997
Québec, le 20 avril 1998. Le ministère de l'Éducation a rendu publics aujourdhui les résultats que les élèves du secondaire ont obtenus aux épreuves uniques de juin 1997, et ce, par commission scolaire, par école publique et privée et par matière.
Quelque 163 000 élèves de quatrième et de cinquième secondaire se sont présentés lan dernier aux 16 épreuves préparées sous la responsabilité du ministère de l'Éducation et ont répondu à environ 386 000 questionnaires au total. Ces épreuves avaient trait au français et à langlais (dans les deux cas, comme langue d'enseignement et comme langue seconde), aux sciences physiques et à lhistoire du Québec et du Canada.
Les élèves ont réussi à ces épreuves dans une proportion de 84,0 p. 100, une légère baisse par rapport au taux de 85,5 p. 100 enregistré un an plus tôt. La note moyenne a aussi diminué faiblement, passant de 72,4 p. 100 à 71,9 p. 100.
La traditionnelle avance des filles sur les garçons sétablit maintenant à 0,4 point pour le taux de réussite et à 1,2 point pour la note moyenne. Le taux de réussite est plus élevé dans les établissements privés que dans les écoles publiques, par une marge de 12,5 points; il en va de même de la note moyenne, l'écart étant alors de 8,7 points.
Depuis deux ans, lécart entre les élèves qui reçoivent l'enseignement en français et les élèves qui reçoivent l'enseignement en anglais, en faveur des premiers, a considérablement diminué. Il est en effet passé de 4,3 points à 1,4 point pour ce qui a trait à la note moyenne et de 7 points à 1 point pour ce qui est du taux de réussite.
La diplomation
De tous les élèves des secteurs public et privé qui ont commencé leurs études secondaires en 1990-1991, 73,5 p. 100 avaient obtenu un diplôme à la fin de l'année scolaire 1996-1997, soit sept ans plus tard. Il s'agit là d'une très légère augmentation, qui confirme la tendance à la hausse constatée depuis plusieurs années. L'avance des filles sur les garçons en matière de diplomation demeure importante : près de 14 points. De même, on observe une nette avance du secteur privé sur le secteur public.
On a également mesuré la proportion des élèves qui ont obtenu leur diplôme dans des délais normaux, c'est-à-dire cinq ans après le début de leurs études secondaires. C'est, pour la dernière cohorte étudiée (1992-1993), le cas de 59,5 p. 100 des élèves. Cet indicateur a baissé de 2,9 points par rapport à lannée précédente.
Des facteurs à prendre en considération
La prudence s'impose lorsqu'il s'agit de comparer les résultats obtenus par les organismes scolaires. En effet, de nombreux facteurs influent sur le rendement scolaire et bon nombre d'entre eux ne dépendent pas des organismes scolaires.
Le soutien et la disponibilité des parents, leur situation financière et le niveau de vie de la famille peuvent affecter le rendement scolaire de lélève. On observe, au Québec comme ailleurs, que les résultats sont habituellement moins élevés dans les milieux socio-économiquement faibles.
L'existence de ressources socioculturelles, communautaires et sportives dans la population et leur facilité daccès permettent aux élèves de poursuivre à lextérieur des heures de classe des activités qui peuvent se révéler une source enrichissante dacquisition dhabiletés et dapprofondissement de connaissances complémentaires.
Pour certaines disciplines, la situation géographique de la commission scolaire est un facteur significatif : par exemple, l'apprentissage de l'anglais, langue seconde, ne se fait pas partout dans les mêmes conditions.
Le nombre d'élèves de la commission scolaire, dont dépendent l'éventail des cours offerts et l'homogénéité des groupes, peut aussi influer sur les résultats.
Par ailleurs, certains écarts observés peuvent s'expliquer par la diversité des pratiques pédagogiques et administratives des organismes scolaires. On pense, par exemple, aux règles dadmission, qui peuvent être sélectives ou non, aux pratiques pédagogiques touchant les élèves en difficulté (intégration dans des classes ordinaires ou regroupement dans des classes spéciales), ou encore aux efforts faits pour prévenir le décrochage, qui peuvent avoir pour résultat de maintenir à l'école des élèves plus faibles.