LA RÉGION DE LA GASPÉSIEÎLES-DE-LA-MADELEINE DÉVOILE LES NOMS DES LAURÉATES DU CONCOURS CHAPEAU, LES FILLES!
Grande-Rivière, le 5 mai 1998. Cinq filles décidées et passionnées par leur futur métier viennent de remporter les prix du concours «Chapeau, les filles!» de la région de la GaspésieÎles-de-la-Madeleine.
Au secondaire, il sagit de : Annie Roy, élève en aquiculture au centre de formation professionnelle LEnvol, Marie-Annie Savage, élève en charpenterie-menuiserie au centre de formation professionnelle de Bonaventure.
En ce qui concerne le collégial, les gagnantes sont : Kathy Dumaresq, élève en exploitation et production des ressources marines au centre spécialisé des pêches, Karen Francoeur et Caroline Gagnon, élèves en aménagement forestier au cégep de la Gaspésie et des Îles.
Ces lauréates régionales se partageront 1 250 $ en prix offerts par le ministère de lÉducation, la Direction régionale dEmploi-Québec ainsi que des entreprises privées de la région. De plus, certaines lauréates courent la chance de gagner lun des trois stages de perfectionnement dans une entreprise française quoffrent lOffice franco-québécois pour la jeunesse et Emploi-Québec dans le cadre du concours.
Rappelons que le concours «Chapeau, les filles!» sadresse aux femmes et aux jeunes filles inscrites à un programme de la formation professionnelle et technique menant à lexercice dun métier où les femmes sont nettement sous-représentées, cest-à-dire où elles constituent moins du tiers de la main-doeuvre. Il vise à sensibiliser les femmes à lintérêt des métiers non traditionnels, de même que les personnes qui influencent leur choix de carrière.
Pour de nouveaux modèles de réussite
Par ce concours, le ministère de lÉducation met en valeur les diplômées des centres de formation professionnelle et des cégeps qui sortent des sentiers battus. Ainsi, les lauréates deviennent des modèles de réussite dans des domaines de formation qui sont soit méconnus des filles, soit marqués par des stéréotypes sexistes.
Encore aujourdhui, on constate que de nombreux préjugés et des stéréotypes tenaces freinent lentrée des filles dans des secteurs demploi typiquement masculins. Actuellement, plus des trois quarts des filles inscrites à la formation professionnelle obtiennent un diplôme en coiffure, en esthétique, en secrétariat ou en soins infirmiers. Or, les emplois quelles délaissent sont ceux où les technologies occupent le plus de place et qui offrent les meilleures conditions de travail et les salaires les plus élevés.
Au moment du lancement du concours, en octobre dernier, la ministre de lÉducation, Mme Pauline Marois, a précisé que la diversification des choix de carrière des filles est lun des moyens par lesquels nous parviendrons à résoudre le problème collectif quest la pauvreté des femmes.
On entend souvent dire que, par goût personnel, les filles continuent de se diriger vers des métiers traditionnellement exercés par des femmes. Pourtant, il suffirait, par exemple, de transposer ses champs dintérêt et ses habiletés dans des métiers non traditionnels pour orienter autrement son choix de carrière. Grâce aux nombreuses innovations technologiques et à différents changements introduits dans les méthodes de travail, la plupart des métiers ne requièrent plus de force physique. À cet égard, plus rien ne soppose à lentrée des femmes dans tous les secteurs de lactivité économique, sauf les mentalités!
Les partenaires
Le concours «Chapeau, les filles!» est possible grâce à lappui de nos commanditaires : Glaxo Wellcome inc., Bureau daffaires du Québec, Vidéotron ltée et Noranda. Nos autres partenaires sont : le ministère de lIndustrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, l'Office franco-québécois pour la jeunesse, Emploi-Québec, le ministère de lEnvironnement et de la Faune, le ministère des Ressources naturelles, le magazine Châtelaine et le Salon de léducation et de la formation.
Les prix nationaux (OSE) du concours «Chapeau, les filles!» seront remis au cours dune cérémonie spéciale qui aura lieu à la fin du mois de mai prochain.