LA RÉGION DU BAS-SAINT-LAURENT DÉVOILE LES NOMS DES LAURÉATES DU CONCOURS «CHAPEAU, LES FILLES!»


Rivière-du-Loup, le 6 mai 1998. - Vingt-deux filles décidées et passionnées par leur futur métier viennent de remporter les prix du concours «Chapeau, les filles!» de la région du Bas-Saint-Laurent.

Au secondaire, il s’agit de : Sara Lechasseur, élève en mécanique automobile, Véronique Loubert, élève en réparation et d’installation d’appareils électroniques domestiques et Marie-Anne Michaud, élève en carrosserie au centre de formation professionnelle Rimouski-Neigette; Marie-Claude Dugas et Jenny Cloutier, élèves en vente de pièces mécaniques, Brigitte Gagnon etÉdith Lavoie, élèves en soudage général et Pauline Nadeau, élève en électromécanique de systèmes automatisés au pavillon de l’Avenir; Stéphanie Fortin, élève en soudage général au centre de formation professionnelle Le Mistral; Guylen Rioux, élève en aménagement de la forêt au centre de formation et en extension foresterie; Joyce Bernier, élève en réparation d’appareils électroménagers et Sabrina Aubut, élève en soudage général au centre de formation professionnelle de Matane.

En ce qui concerne le collégial, les gagnantes sont : Manon D’Amours, élève en gestion et exploitation agricoles au cégep de Matane; Lisa-Kim Bernatchez, élève en techniques policières, Mélissa Proulx, élève en techniques de l’informatique et Charlotte Léger, élève en aménagement forestier au cégep de Rimouski; Yolaine Turcotte, élève en production horticole à l’Institut de technologie agricole de La Pocatière; Guylaine Lévesque, élève en techniques de l’informatique et Magali Crevier, élève en écologie appliquée du cégep de La Pocatière; Geneviève Allard, élève en plongée professionnelle à l’Institut maritime du Québec; Dominique Tremblay, élève en transformation des produits forestiers au centre matapédien d’études collégiales; Catherine Bouchard, élève en production horticole à l’Institut de technologie agro-alimentaire de La Pocatière.

Ces lauréates régionales se partageront 5 500 $ en prix offerts par le ministère de l’Éducation, la Direction régionale d’Emploi-Québec ainsi que des entreprises privées de la région. De plus, certaines lauréates courent la chance de gagner l’un des trois stages de perfectionnement dans une entreprise française qu’offrent l’Office franco-québécois pour la jeunesse et Emploi-Québec dans le cadre du concours.

Rappelons que le concours «Chapeau, les filles!» s’adresse aux femmes et aux jeunes filles inscrites à un programme de la formation professionnelle et technique menant à l’exercice d’un métier où les femmes sont nettement sous-représentées, c’est-à-dire où elles constituent moins du tiers de la main-d’oeuvre. Il vise à sensibiliser les femmes à l’intérêt des métiers non traditionnels, de même que les personnes qui influencent leur choix de carrière.

Pour de nouveaux modèles de réussite

Par ce concours, le ministère de l’Éducation met en valeur les diplômées des centres de formation professionnelle et des cégeps qui sortent des sentiers battus. Ainsi, les lauréates deviennent des modèles de réussite dans des domaines de formation qui sont soit méconnus des filles, soit marqués par des stéréotypes sexistes.

Encore aujourd’hui, on constate que de nombreux préjugés et des stéréotypes tenaces freinent l’entrée des filles dans des secteurs d’emploi typiquement masculins. Actuellement, plus des trois quarts des filles inscrites à la formation professionnelle obtiennent un diplôme en coiffure, en esthétique, en secrétariat ou en soins infirmiers. Or, les emplois qu’elles délaissent sont ceux où les technologies occupent le plus de place et qui offrent les meilleures conditions de travail et les salaires les plus élevés.

Au moment du lancement du concours, en octobre dernier, la ministre de l’Éducation, Mme Pauline Marois, a précisé que la diversification des choix de carrière des filles est l’un des moyens par lesquels nous parviendrons à résoudre le problème collectif qu’est la pauvreté des femmes.

On entend souvent dire que, par goût personnel, les filles continuent de se diriger vers des métiers traditionnellement exercés par des femmes. Pourtant, il suffirait, par exemple, de transposer ses champs d’intérêt et ses habiletés dans des métiers non traditionnels pour orienter autrement son choix de carrière. Grâce aux nombreuses innovations technologiques et à différents changements introduits dans les méthodes de travail, la plupart des métiers ne requièrent plus de force physique. À cet égard, plus rien ne s’oppose à l’entrée des femmes dans tous les secteurs de l’activité économique, sauf les mentalités!

Les partenaires

Le concours «Chapeau, les filles!» est possible grâce à l’appui de nos commanditaires : Glaxo Wellcome inc., Bureau d’affaires du Québec, Vidéotron ltée et Noranda. Nos autres partenaires sont : le ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, l'Office franco-québécois pour la jeunesse, Emploi-Québec, le ministère de l’Environnement et de la Faune, le ministère des Ressources naturelles, le magazine Châtelaine et le Salon de l’éducation et de la formation.

Les prix nationaux (OSE) du concours «Chapeau, les filles!» seront remis au cours d’une cérémonie spéciale qui aura lieu à la fin du mois de mai prochain.

Pour renseignements :
Monsieur Normand Pelletier
Direction régionale du Bas-Saint-Laurent—Gaspésie—
Îles-de-la-Madeleine
Ministère de l’Éducation
Téléphone : (418) 727-3611