Le cœur de la réforme de l’éducation

DE NOUVEAUX PROGRAMMES D’ÉTUDES DÈS SEPTEMBRE 1999


Québec, le 17 juin 1998. — La mise en œuvre des nouveaux programmes d’études commencera dès septembre 1999, au primaire, pour se terminer en 2004, à l’enseignement secondaire. C’est ce qu’a confirmé aujourd’hui la ministre de l’Éducation, Mme Pauline Marois, qui rendait public le détail du calendrier d’implantation des programmes.

«Depuis le rapport Parent, a-t-elle expliqué, le programme scolaire s’est pour le moins alourdi, souvent au gré des modes, des tendances du moment. Il était temps de revenir aux matières essentielles, de mettre l’accent sur les apprentissages de base et d’enrichir le contenu des matières enseignées aux élèves. Il fallait donc choisir les matières à être enseignées et le temps qui devait leur être consacré : la langue maternelle, la langue seconde, les mathématiques, les sciences, l’histoire, les arts, pour ne nommer que celles-là.»

Les décisions annoncées par Mme Marois découlent en très grande partie des recommandations que lui a adressées la Commission des programmes d’études dans le rapport intitulé Calendrier d’implantation et de révision des programmes d’études, qui a été rendu public aujourd’hui.

Quand?

Les programmes seront implantés par cycle d’études et en continuité d’un cycle à l’autre afin de favoriser une progression cohérente des apprentissages et de respecter le parcours scolaire des élèves.

Au primaire, la réforme des programmes débutera dès septembre 1999 pour les programmes suivants : au premier cycle, soit en première et deuxième années, les élèves apprendront donc le français ou l'anglais, comme langue d'enseignement, les mathématiques, la musique, l'éducation physique et l’éducation à la santé et le français, langue seconde pour les anglophones; au deuxième cycle, soit la troisième et la quatrième années, s’ajouteront les sciences et la technologie, l’histoire, la géographie et l’éducation à la citoyenneté, ainsi que l’anglais, langue seconde pour les francophones.

L'implantation au secondaire débutera en septembre 2001 pour les programmes suivants : histoire et éducation à la citoyenneté; sciences et technologie; géographie; anglais, langue seconde et enseignement moral et religieux. Elle commencera en septembre 2002 pour les programmes de français et d’anglais, comme langues d'enseignement, de mathématiques, de musique, d’éducation physique et d’éducation à la santé et de français, langue seconde. Parce que le programme de connaissance du monde contemporain suppose des connaissances préalables en histoire et en géographie, il sera implanté en septembre 2004. Toutefois, d'ici là, il faut rappeler que le programme d'éducation à la vie économique continuera de s'enseigner en cinquième secondaire.

Qui préparera les programmes?

Chacun des nouveaux programmes sera préparé, sous la direction du ministère de l’Éducation, par une équipe réunissant une majorité d’enseignantes et d’enseignants, mais aussi du personnel d'encadrement pédagogique, une direction d'établissement et des experts du domaine concerné. Le secteur anglophone, celui de l'éducation des adultes et celui de l'enseignement privé seront également mis à contribution. Comme l’a fait remarquer la ministre, «par la constitution même des équipes de programmes, toutes les commissions scolaires seront engagées, à un titre ou à un autre, dans le processus d'élaboration d'un ou de plusieurs programmes. Ainsi, une masse critique d'éducateurs et d'éducatrices seront au fait du contenu des programmes renouvelés et deviendront des personnes-ressources dans leur milieu respectif.»

Elle a ajouté : «Nous convenons aisément qu’il n’y a pas nécessité, pour enseigner deux heures de plus de français ou de mathématiques, par exemple, de modifier les manuels scolaires pour septembre 1999. Cependant, dans un contexte où tous reconnaissent qu’il faut laisser plus d’autonomie au personnel enseignant et compte tenu des possibilités que suscitent déjà les nouvelles technologies, nous injecterons, chaque année, les sommes nécessaires pour la mise à jour du matériel didactique, dont les manuels scolaires.»

Enfin, Mme Marois a fait valoir que le succès de l’implantation des nouveaux programmes reposait, avant toute chose, sur la formation et le perfectionnement des enseignantes et des enseignants. «Ils constituent la ressource la plus fiable et la plus consciencieuse pour garantir, dans le respect de leur autonomie professionnelle, que ces changements souhaitables se feront au bénéfice des élèves.»

Source :
Direction des communications
Pour renseignements :
Christiane Miville-Deschênes
Attachée de presse
Cabinet de la ministre de l'Éducation du Québec
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