Mme Marois à Toronto pour défendre les intérêts des Québécoises et des Québécois
Toronto, le 27 octobre 1998. La ministre de l'Éducation et ministre responsable de la Famille et de l'Enfance, Mme Pauline Marois, a participé aujourd'hui à Toronto à une conférence fédérale-provinciale des ministres responsables des services sociaux. Mme Marois a, une fois de plus, défendu les intérêts des Québécoises et des Québécois dans deux dossiers à l'ordre du jour de cette conférence, soit la prestation fiscale pour enfants et le programme pour l'employabilité des personnes handicapées. Rappelant que le Québec n'a pas participé à l'élaboration de ces deux programmes, elle a indiqué que les politiques sociales sont de la responsabilité exclusive du gouvernement du Québec.
Sur les prestations et services à l'intention des personnes handicapées, la ministre a rappelé que le Québec n'a pas participé à l'élaboration du document « À l'unisson : une approche canadienne concernant les personnes handicapées ». Il faut savoir que le Québec dispose déjà de sa propre politique et de son propre cadre d'intervention à l'égard des personnes handicapées et qu'il entend en demeurer le seul responsable. Sa politique « À part égale » couvre l'essentiel des besoins des personnes handicapées par une variété de programmes, que ce soit en matière de soutien à l'emploi ou de sécurité du revenu.
Le Québec entend maintenir cette position dans le dossier concernant les personnes handicapées comme dans les autres dossiers relatifs aux politiques sociales tant et aussi longtemps que n'auront pas abouti les négociations actuellement en cours à l'égard de l'entente-cadre sur l'union sociale.
Mme Marois a rappelé que le Québec participe activement et de bonne foi aux négociations fédérales-provinciales pour une entente sur l'union sociale. L'objectif central de ces négociations vise à mettre fin aux interventions unilatérales du gouvernement fédéral au chapitre des programmes sociaux, en vue de favoriser une approche de partenariat basée sur la flexibilité et la capacité pour une province qui pourrait décider de ne pas participer à un programme pancanadien de s'en retirer avec pleine compensation financière.
Or, a souligné la ministre, le Québec s'interroge sur les véritables intentions du gouvernement fédéral qui, tout en négociant l'entente sur l'union sociale, continue de mettre de l'avant, sans l'accord du Québec, la prestation pour enfants.
Elle a ajouté que le Québec, tout en partageant les grands objectifs suivis par les programmes pancanadiens relatifs aux enfants et aux personnes handicapées, doit être en mesure de conserver la maîtrise d'uvre de ses politiques sociales sur son territoire, de façon à répondre à ses besoins particuliers, par les moyens qui lui conviennent.
C'est dans cet esprit que le Québec participe aux négociations sur l'union sociale et qu'il appuie le consensus des provinces sur l'encadrement du pouvoir fédéral de dépenser.
En terminant, la ministre a tenu à rappeler que contrairement à ce que certains prétendent, le Québec a participé activement depuis septembre 1994 à toutes les conférences ministérielles sectorielles afin de défendre les intérêts du Québec, particulièrement au chapitre des politiques sociales. Ainsi, elle a participé à trois reprises au Forum des ministres des Services sociaux à titre de responsable de la famille. Par ailleurs, Mme Marois a participé à titre de ministre de l'Éducation à six rencontres des ministres de l'Éducation des provinces.