POUR FAVORISER LÉGALITÉ DES CHANCES ET LA RÉUSSITE
DES ÉLÈVES :
UNE POLITIQUE ET UN PLAN DACTION EN MATIÈRE DINTÉGRATION
SCOLAIRE ET DÉDUCATION INTERCULTURELLE
Québec, le 10 novembre 1998. La ministre de lÉducation, Mme Pauline Marois, et le ministre des Relations avec les citoyens et de lImmigration, M. André Boisclair, viennent de rendre publics la Politique et le Plan daction en matière dintégration scolaire et déducation interculturelle, à lécole La Visitation de Montréal.
« Notre objectif premier à légard de lintégration des enfants des nouveaux arrivants, cest de faire en sorte que personne ne puisse bloquer leurs aspirations ou nuire à la réalisation de leurs projets de vie, a déclaré M. Boisclair. Le nouveau plan daction aidera les jeunes et les adultes de toute origine à prendre leur place dans la société québécoise. »
La politique
En 1997, un projet de politique avait été soumis à la consultation, ce qui a permis, dans la politique définitive, dapporter des éclaircissements sur certains éléments, dont les services daccueil et de soutien à lapprentissage du français. « Il na jamais été dans mes intentions de faire disparaître la classe daccueil, acquis indiscutable de notre système scolaire, a précisé Mme Marois. Mais le temps est sans doute venu pour le milieu scolaire délargir ses modèles dorganisation de lenseignement pour faciliter lintégration des élèves nouvellement arrivés au Québec. »
Autre changement par rapport au document publié lan dernier : la politique couvre maintenant lenseignement collégial.
Le plan daction
Dans le plan daction rendu public aujourdhui, le ministère de lÉducation et le ministère des Relations avec les citoyens et de lImmigration indiquent onze grandes mesures quils comptent mettre en oeuvre dici 2002, dont certaines en collaboration.
Par exemple, on soutiendra le développement de modèles variés et souples dintégration des élèves nouvellement arrivés, particulièrement de ceux dont le retard scolaire est important. Ces modèles mettront davantage laccent sur la concertation et sur le partage collectif de la responsabilité de lintégration.
Les deux ministères intensifieront leur collaboration en matière dapprentissage et de valorisation du français, langue commune de la vie publique.
Le ministère de lÉducation profitera de la révision des programmes détudes pour favoriser une meilleure connaissance du patrimoine collectif, pour assurer une formation plus soutenue aux valeurs communes et pour permettre aux élèves davoir des perspectives pluralistes.
Des efforts seront faits pour accroître la diversité ethnoculturelle au sein du personnel scolaire. Enfin, on soutiendra ce personnel, notamment en mettant sur pied un réseau déchange dexpériences et de ressources.
« Le succès de ces mesures repose essentiellement sur létablissement de visées communes et de solidarités entre les équipes-écoles, les familles et le milieu environ nant. Voilà qui met en relief le fait que la triple mission dinstruire, de socialiser et de qualifier doit prendre, dans quelque milieu que ce soit, la forme dun projet collectif », a conclu Mme Marois.