LA MINISTRE DE LÉDUCATION DEMANDE AUX ENSEIGNANTES ET AUX ENSEIGNANTS DE RENTRER AU TRAVAIL LE MERCREDI 18 NOVEMBRE
Montréal, le 16 novembre 1998. - Regrettant que la CEQ ait décidé de ne pas respecter lordonnance du Conseil des services essentiels qui exige des enseignantes et des enseignants de ne pas tenir une journée de grève illégale le 18 novembre prochain, la ministre de lÉducation sadresse directement aux enseignantes et aux enseignants pour leur demander dêtre en classe mercredi. « Un million denfants les attendent » a ajouté Mme Marois.
La ministre de lÉducation assure les enseignantes et les enseignants que le gouvernement est très sensible à léquité salariale pour ses employés; ce principe est dailleurs inscrit dans sa politique salariale et, à cet égard, la ministre de lÉducation a voulu rappeler que le gouvernement actuel a joué un rôle de précurseur en cette matière.
En effet, à une époque où aucune législation nexistait, le gouvernement sest doté dun programme de relativités salariales qui a retenu des critères dévaluation demploi quon retrouve aujourdhui dans la Loi sur léquité salariale. Ce programme, a rappelé Mme Marois, a permis lévaluation de 92 p. 100 des classes demploi à prédominance féminine du secteur public et aux trois quarts de ces classes demploi de bénéficier dun ajustement salarial à la hausse. Depuis 1990, cest un montant de 375 M $ par année que le gouvernement verse à ce titre.
La ministre de lÉducation a rappelé que cest cette semaine que le gouvernement soumettra son programme pour approbation à la Commission de léquité salariale ainsi que la Loi le prévoit. Le rapport du gouvernement fera état de limplantation du programme et indiquera que les travaux ne sont pas terminés avec les enseignantes et les enseignants et que les discussions sont en cours.
La ministre de lÉducation rappelle aux enseignantes et aux enseignants que le geste de débrayage est inutile et excessif dans létat des discussions actuelles. « Le gouvernement, je le répète, est très sensible à la question de léquité salariale et il entend respecter ses engagements » a affirmé Mme Marois.
Aux commissions scolaires, la ministre de lÉducation demande de renseigner leur population de lévolution de ce dossier dans les prochaines heures. « La population doit être très bien informée, a précisé Mme Marois, sur les services qui seront disponibles dans toutes les écoles du Québec mercredi prochain. »
Mme Marois poursuivant ses activités sera disponible ce soir, dès 20 heures, pour répondre aux questions des journalistes à son bureau de comté au 195, chemin Chambly, bureau 103, Longueuil.