NOUVELLES MESURES POUR FACILITER LE RETOUR À L’ÉCOLE DES PERSONNES QUI S’ADRESSENT AUX CENTRES LOCAUX D’EMPLOI


Montréal, le 24 novembre 1998. — Le gouvernement du Québec adopte de nouvelles mesures pour répondre aux besoins de formation et d’intégration socioprofessionnelle des adultes, et en particulier des jeunes adultes. Ainsi, Emploi-Québec défraiera dorénavant les commissions scolaires pour les coûts supplémentaires engendrés par la formation et l’encadrement des personnes référées par les centres locaux d’emploi (CLE), permettant d’adapter les services à des besoins qui ont changé.

C’est ce que viennent d’annoncer la ministre de l’Éducation, Mme Pauline Marois, et la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Mme Louise Harel. Les deux réseaux – commissions scolaires et centres locaux d’emploi – intensifieront leur collaboration pour faciliter le retour aux études et l’insertion socioprofessionnelle des personnes qui s’adressent aux CLE.

Les CLE sont responsables des services liés aux mesures actives d’emploi, ce qui inclut un volet formation, alors que les commissions scolaires offrent des services de formation à l’ensemble des Québécoises et des Québécois, jeunes comme adultes.

« Certaines des personnes qui font appel aux centres locaux d’emploi peuvent s’inscrire sans difficulté aux différents programmes d’études actuellement donnés par les commissions scolaires, a indiqué Mme Marois, autant en formation générale qu’en formation professionnelle. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde : certains ont besoin d’une bonne mise à niveau, ou encore d’obtenir certains préalables précis; d’autres, enfin, seraient mieux servis par une formation sur mesure et par des mesures d’accompagnement et de soutien novatrices. »

« Il est essentiel d’aider les commissions scolaires à développer de nouveaux services qui s’adresseraient de façon plus particulière aux personnes référées par les centres locaux d’emploi, puisqu’elles n’ont pas nécessairement le même profil que les élèves qu’elles accueillent généralement. Les commissions scolaires pourraient difficilement développer ce volet à même leur enveloppe budgétaire actuelle, alors qu’elles doivent déjà, on le sait, s’occuper d’un important effectif dit adulte : alphabétisation, francisation, formation générale du secondaire », a déclaré Mme Harel.

« C’est dans chacun des milieux que l’on peut le mieux savoir comment répondre de façon optimale aux besoins de ces adultes, dont certains sont, de fait, encore très jeunes. C’est pourquoi la planification et l’organisation des nouvelles activités de formation feront l’objet d’ententes entre les commissions scolaires et les centres locaux d’emploi », ont conclu les deux ministres.

Sur une base annuelle, il est estimé que le coût total de ces ententes locales pourrait dépasser les 20 millions de dollars.

Pour renseignements :
Nicole Bastien
Attachée de presse
Cabinet de la ministre de l'Éducation du Québec
Tél. : (418) 644-0664
Pierre Baraby
Attaché de presse
Cabinet de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité
Tél. : (418) 643-4810