Publicité dans les écoles

LES CONSEILS D’ÉTABLISSEMENT SERONT MIEUX OUTILLÉS POUR BIEN INTERPRÉTER LES LOIS


Québec, le 21 octobre 1999. – Le ministre d'État à l'Éducation et à la Jeunesse, M. François Legault, vient de distribuer dans le réseau des écoles du Québec le guide Publicité et contributions financières à l'école, qui permettra aux parents, aux enseignants et aux directions d'établissement de bien interpréter les lois qui régissent la publicité, la commandite et les contributions d'organismes privés destinées aux écoles.

« Alors que la publicité se fait de plus en plus envahissante, que le coût de la moindre activité pour les jeunes est en hausse constante et que l’école doit effectuer une gestion serrée de ses ressources, il est tout à fait justifié de s’interroger sur la place que peuvent occuper les partenaires financiers dans la vie scolaire, estime le ministre. C’est pourquoi, dit-il, j'ai pris la décision de distribuer un guide qui permettra aux conseils d’établissement d’interpréter correctement les lois qui régissent la publicité et les commandites dans les écoles pour éviter que, par manque d'information, on prenne des décisions qui vont à l’encontre de la mission éducative de l’école. »

Rappelons que la Loi sur l'instruction publique, en vigueur depuis 1998, donne de nouvelles responsabilités aux conseils d'établissement, notamment en matière de dons provenant de personnes ou d'organismes. La Loi sur la protection du consommateur contient quant à elle des dispositions interdisant la publicité auprès des moins de treize ans. « Je fais confiance aux conseils d’établissement et aux commissions scolaires pour qu’ils appliquent les lois avec rigueur et évitent ainsi qu'une sollicitation incompatible avec la mission éducative se fasse dans nos écoles », a déclaré le ministre de l’Éducation.

Les intervenants scolaires trouveront dans ce guide des réponses à des questions comme celles-ci : « Jusqu’où peut aller la commandite, ou toute autre forme d'appui financier, sans qu’il soit question, à un moment donné, d’une contrepartie au geste généreux ? À partir de quand estime-t-on que l’on soumet les élèves à de la publicité plutôt qu’à de l’information à l’intérieur même de l’école ? Telle source de revenu risque-t-elle de faire glisser l’école vers la vitrine commerciale ? »

Le guide fixe des balises en expliquant clairement quelles formes de publicité sont compatibles avec la mission de l'école. Par exemple, les lois n'interdisent pas toutes les formes de publicité. On peut considérer comme acceptable la publicité qui véhicule un message éducatif et qui est accompagnée d'une signature sobre du commanditaire.

Les formes de publicité qui sont inacceptables sont celles qui incitent à consommer, qui font pression sur les élèves. Même dans le cas de denrées liées à une saine alimentation, il n'appartient pas à l'école de promouvoir les produits d'une compagnie en particulier, en faisant par exemple une place d'honneur au logo de cette dernière ou en distribuant des coupons-rabais.

Le ministre a conclu en souhaitant que « l’examen des projets de participation de partenaires financiers à la vie scolaire s’effectuera avec prudence et qu’en cas de doute sur la compatibilité d’un projet avec la mission de l’école, on saura s’abstenir de l’accepter. »

Le guide Publicité et contributions financières à l’école est distribué depuis hier dans tout le réseau scolaire.

Source :

Cabinet du ministre

Pour renseignements :

Alain Leclerc
Attaché de presse
Cabinet du ministre d’État à l’Éducation et à la Jeunesse
Téléphone : (418) 644-0664