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DU ROYAUME DU SAGUENAY AU ROYAUME DE BELGIQUE
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« Quand on est jeune, on croit ce que les grands racontent. Ainsi, lorsque, toute sa jeunesse, une fille a entendu des oncles raconter des histoires d’usines et de travail effectué par des hommes, il est dur pour elle de s’imaginer un jour en train de prendre leur place. » Celle qui évoque ce passé encore proche termine actuellement son baccalauréat en génie mécanique. Pour Mélanie Boudreault, il est plus que temps de changer l’image des carrières en sciences et particulièrement en génie. Il est urgent de passer d’un discours d’embûches à un discours de développement. Elle lance : « Si on disait aux filles que le marché du travail a besoin d’elles, peut-être s’orienteraient-elles davantage vers ces professions. »
Mélanie a découvert, toute petite, son intérêt pour les sciences. « Mais en parlant avec mon entourage, dit-elle, j’ai compris que ce choix de carrière allait me confronter à des défis de taille. » Ces personnes qu’elle aimait beaucoup lui ont fait comprendre que, pour se faire accepter dans une profession d’hommes, une femme a souvent besoin de travailler encore plus fort que ses collègues. Une fois ces mises en garde prodiguées, tous l’ont toutefois encouragée et soutenue dans ses choix.
Jusqu’à présent, la Saguenayenne de 23 ans n’a pas trouvé les défis insurmontables. Plusieurs succès jalonnent même déjà son cheminement. Entre autres, elle a récemment été lauréate, avec trois équipiers, de la compétition d’ingénierie québécoise de 2003. Pour la fille du Royaume du Saguenay, quoi de plus emballant qu’un prochain stage de travail au Royaume de Belgique? |
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