Gagnante d’un prix Excelle Science
Programme Aménagement et environnement forestiers
Université Laval
Férue de forêts
Motivant et sans chichi! Voilà comment Amélie Plante qualifie son milieu de travail.
Cette future ingénieure forestière ne redoute pas plus la compagnie des hommes… que celle des mouches noires! En amour avec la forêt depuis son plus jeune âge, Amélie décrochera son baccalauréat en avril. « Ma grande détermination et ma force de caractère m’ont permis de cheminer dans ce domaine typiquement masculin, dit-elle. Pendant ma formation et mes emplois étudiants, j’ai appris à y évoluer tout en restant moi-même. »
À la fois rigoureuse, pleine d’humour et experte dans l’art de répondre du tac au tac, Amélie n’a pas mis longtemps à se faire accepter par ses collègues. « On ne doit pas essayer d’être la meilleure, conseille-t-elle. Il faut simplement leur montrer qu’on est comme eux et avoir un esprit d’équipe. » Une stratégie qu’elle applique également en dehors des heures de cours ou de travail. « Mieux vaut aller prendre une bière avec tout le monde le vendredi après-midi que de rester dans son coin. Quand on est en minorité, il faut s’adapter à son milieu, et non l’inverse! »
Consciente qu’il faut du tempérament pour embrasser une carrière traditionnellement masculine, Amélie n’est pas avare de ses encouragements. Elle a plus d’une fois aidé des compagnes à mieux accepter les critiques des hommes. Et à ne pas les méjuger. « Il faut cesser de les mettre dans le même panier, insiste-t-elle. Ils ne sont pas tous machos! » |