Martine Piché [ photo de presse ]
Gagnante d'un prix Chapeau, les filles!
Prix Esprit d'entreprise du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation
Cégep Lionel-Groulx
Repartir en oeuf
Chaînes de montage, usines, restaurants, bars, travail de jour, travail de nuit... Martine Piché a occupé plus de 25 emplois différents sans y trouver ni le succès ni le bonheur. Puis, un jour, une rencontre a changé sa vie. « Un jour, j'ai retrouvé mon amour d'enfance qui est agriculteur, raconte-t-elle, et j'ai découvert le domaine dans lequel je veux travailler pour le reste de ma vie. »
Retourner aux études n'a toutefois pas été de tout repos - des années ayant passé depuis la fin de son secondaire. En outre, elle ne gardait guère de bons souvenirs de l'école - lieu de tristesse, d'incompréhension et de solitude durant son adolescence. « Je souffrais d'hyperactivité et la plupart des professeurs ne savaient pas quoi faire de moi. Et bien des élèves ne me comprenaient pas. » Souvent absente, Martine finit par se faire renvoyer de l'école mais réussit tout de même ses examens de fin de secondaire. Ses résultats étant insuffisants pour entrer au cégep en communication, elle plonge dans le marché du travail « sans outils ni bagage ».
Aujourd'hui finissante en gestion et exploitation d'entreprise agricole, Martine couve de grands projets. Elle compte se spécialiser dans la production avicole - et celle d'œufs biologiques - et poursuivre des études universitaires en agronomie. Impliquée comme présidente du Syndicat de la relève agricole de la région Laurentides-Outaouais, Martine se félicite d'avoir trouvé un domaine à sa mesure. « Pour réussir en agriculture, il faut être passionné, travailler de longues heures, lever des charges, conduire des tracteurs et prendre soin des animaux. Idéal pour dépenser mon trop-plein d'énergie! » Aucun doute : la relève vient d'éclore.