Chloé Archambault [ photo de presse ]
Gagnante d'un prix Excelle Science
Prix Environnement du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs
École Polytechnique de Montréal
Non à l'autodestruction!
Catastrophique. C'est ainsi que Chloé Archambault qualifie la sous-représentation féminine en sciences. Mais cette future ingénieure physicienne s'attelle à renverser la vapeur. Bénévole pour la Chaire Marianne-Mareschal de l'École Polytechnique - qui promeut le génie auprès des femmes - et marraine d'une cégépienne, elle contribue à rassurer les trop nombreuses étudiantes qui, par crainte ou par méconnaissance du domaine, n'osent pas s'inscrire en génie. « Une profession qui a tant besoin d'une vision différente. »
Curieuse de nature, Chloé se passionne depuis toujours pour les mathématiques et la physique. Au secondaire, elle a construit un véhicule fonctionnant à l'énergie éolienne dans le cadre du Défi génie inventif. Et, au cégep, elle a conçu des engins capables de s'échanger une balle de ping-pong - qui a valu à son équipe le prix du design, à la finale provinciale du concours Science on tourne!, pour son aspect révolutionnaire et son harmonie visuelle.
Après avoir décroché la note parfaite de 4 pour son baccalauréat en génie physique obtenu ce printemps, Chloé enchaînera avec une maîtrise en simulation numérique de nanostructures. Elle compte ensuite se lancer dans la recherche et le développement de matériaux quantiques au sein d'une entreprise de pointe, au service de l'environnement. Une cause qui lui tient à cœur. « Nous faisons sans doute face aujourd'hui au plus grand défi de l'histoire de l'humanité avec le réchauffement de la planète, dit-elle. Dame Nature nous envoie un ultimatum : il est impérieux de mettre fin à notre comportement autodestructeur. » Armée de sa formation, elle compte mener le combat.