Geneviève Langlais [ photo de presse ]
Gagnante d'un prix Excelle Science
Prix Excelle Science du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation
École de technologie supérieure
Il faut que ça bouge!
En étudiant en génie mécanique, Geneviève Langlais s'attendait à être sous-estimée, voire à subir de la discrimination. « Avec le temps, je me suis rendu compte que c'est moi qui m'imposais le plus de pression et m'établissais des barrières », confie-t-elle. Certes, elle a eu droit, comme tant d'autres, à son lot de railleries masculines. Mais elle a appris à en rire sans trop s'en préoccuper. Sa stratégie : tirer parti de ses forces et foncer!
Dotée d'un esprit rationnel et logique, experte dans l'art de résoudre des problèmes appliqués, Geneviève n'a pourtant pas tout de suite trouvé le programme d'études idéal. Sa première année universitaire - en génie mécanique à l'Université Laval - l'a laissée sur sa faim. « Mon intérêt pour la pratique ne correspondait pas à l'enseignement, qui me semblait trop abstrait, raconte-t-elle. J'ai alors perdu toute motivation et abandonné l'université. » Indécise quant à son avenir, elle est alors partie se ressourcer en Colombie-Britannique - s'offrant deux mois d'immersion anglaise.
À son retour, convaincue qu'une technique en génie mécanique comblerait mieux ses attentes, Geneviève a effectué un retour au cégep... avant de poursuivre son rêve à l'École de technologie supérieure, qui accueille surtout des étudiants issus de la filière technique.
À l'école comme dans la vie, Geneviève déteste la répétition. Il faut que ça bouge! Elle adore aussi la rivalité - très stimulante - avec les garçons de son programme. « Ils aiment se mettre en compétition avec moi et j'utilise cette adrénaline pour performer. » Une stratégie que bien des jeunes filles pourraient mettre à profit!