Marie-Claude Larouche [ photo de presse ]
Gagnante d'un prix Chapeau, les filles!
Prix Persévérance de la Centrale des syndicats du Québec
CFP Jonquière, CS De La Jonquière
Retrousser ses manches
En 3e secondaire, lors d'un exposé oral, Marie-Claude Larouche a annoncé qu'elle voulait devenir mécanicienne. « La classe entière a ri de moi, raconte-t-elle. Toutes les autres filles se voyaient secrétaires ou enseignantes! » Aujourd'hui diplômée en mécanique industrielle de construction et d'entretien, elle peut s'enorgueillir d'avoir bravé les moqueries de ses camarades comme les réticences de ses proches.
À 3 ans, haute comme trois pommes, Sarah était déjà mordue de mécanique, s'imaginant exercer le même métier que son père plus tard. « Juste le fait qu'il me demande de lui tenir l'extincteur ou de lui donner un outil me rendait heureuse! » Le paternel, lui, ne voyait pas les choses du même œil. Ne comprenant pas pourquoi sa fille rêvait d'un métier aussi dur, il la voyait plutôt à l'université.
Si les aléas de la vie ont obligé Marie-Claude à freiner son ambition, elle s'y est vouée toute entière quelques années plus tard. Retourner aux études n'a pas été simple pour cette jeune maman - trouver l'argent, le transport, la garderie - mais rien n'aurait pu l'arrêter. Elle a même réussi à terminer sa 5e secondaire avec brio, en ingurgitant 23 livres de maths en deux mois. « Quelquefois, le découragement frappe à ma porte, mais je l'ignore, dit-elle. Je veux montrer à mes enfants que quand on veut, on peut! Alors, je retrousse mes manches et je continue. » Quant à son père, il a fini par se faire à l'idée : Marie-Claude travaillera à ses côtés avant de prendre sa place un jour comme patronne des mécaniciens industriels.