Sarah Arnel Lessard [ photo de presse ]
Gagnante d'un prix Chapeau, les filles!
Prix du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport
Centre de formation en équipement motorisé de Chicoutimi,
Passion camion
« J'ai choisi les véhicules lourds, car ils sont une partie de moi, dit Sarah Arnel Lessard. Un de mes grands-pères était camionneur, l'autre chauffeur d'autobus, mon parrain et mon beau-père sont routiers. Quant à mon père, il travaille dans les avions et a déjà conduit des bétonnières et des bus. »
Future mécanicienne de véhicules lourds routiers, Sarah n'a pourtant pas étudié tout de suite dans ce domaine. Elle a d'abord entamé un baccalauréat dans l'idée d'enseigner les maths au secondaire, pour réaliser, au bout de deux mois à peine, combien la mécanique lui manquait. « J'ai compris qu'il ne s'agissait pas d'un simple intérêt, mais bel et bien d'une passion à laquelle je voulais consacrer du temps au quotidien. »
Exigeant sur le plan physique, le métier de mécanicienne de véhicules lourds? « En travaillant bien avec notre tête, on peut faire pratiquement n'importe quoi, croit Sarah, quitte à procéder différemment, par exemple en mettant un tuyau au bout de ma clé à cliquet pour multiplier ma force. » Comme l'explique Sarah, une bonne mécanicienne ne se contente pas de remplacer des pièces défectueuses, mais cherche à trouver la cause du bris. Passer sa vie à faire des changements d'huile n'est pas une option non plus. Elle compte rouler loin : travailler un temps dans le Nord du Québec, peut-être devenir contremaître et, pourquoi pas, enseigner. En attendant, avec le prix qu'elle remporte aujourd'hui elle commencera à remplir son coffre à outils - la clé pour démarrer dans le métier. Quand passion rime avec camion...