École montréalaise

Le Conseil supérieur de l'éducation, de même que la Commission des États généraux sur l'éducation, ont montré qu'il était urgent d'agir en faveur de l'école montréalaise, plus particulièrement en milieu socio-économique faible.

Plusieurs facteurs caractérisent la situation particulière de l'île de Montréal :

  • la réussite scolaire très inégale;
  • la grande variation dans la diplômation : de 59,8 % à 95,9 %, selon les écoles;
  • le retard scolaire marqué chez les élèves des milieux défavorisés;
  • la concentration de l'immigration : la majorité des jeunes issus des communautés culturelles fréquente une école de Montréal;
  • la concentration des facteurs en jeu, avec leurs effets d'accumulation ou de croisement.

La situation

Globalement, les élèves de l'île de Montréal réussissent aussi bien que les élèves des autres régions du Québec. Toutefois, on remarque que bon nombre d'élèves issus de milieux défavorisés, dont certains sont peu scolarisés lorsqu'ils arrivent au Québec, éprouvent plus de difficulté, présentent un retard scolaire plus marqué et des apprentissages moins consolidés, réussissent moins bien, sont moins nombreux à obtenir un diplôme et quittent souvent l'école plus tôt sans avoir obtenu de qualification.

C'est cette situation particulière qui a inspiré la création, en 1997, du programme de soutien à l'école montréalaise, l'une des lignes d'action de la réforme de l'éducation. En soutenant, en 2002-2003, quelque 112 écoles primaires cibles qui accueillent près de 40 000 élèves issus des milieux les plus défavorisés de l'île de Montréal.

L'objectif du programme

Ce programme veut apporter sa contribution à la poursuite d'un objectif fondamental : favoriser chez les élèves un cheminement scolaire progressif et continu qui tienne compte de leurs caractéristiques et de leurs besoins et assurer la réussite des apprentissages du plus grand nombre.

Les moyens mis en place

Les moyens pouvant être mis en place pour la poursuite de l'objectif cité plus haut sont nombreux et devraient être choisis en fonction de la situation particulière de chaque école cible et de ses élèves. La complexité des facteurs qui régissent l'apprentissage et la persévérance scolaire exige que l'on intervienne à plusieurs niveaux simultanément en mettant à contribution l'ensemble des acteurs qui peuvent participer à l'amélioration de la situation et en s'assurant qu'ils agissent en concertation.

Par ailleurs, certains moyens particuliers sont reconnus, dans l'ensemble des programmes de ce type, comme pouvant avoir des effets significatifs sur le cheminement, les apprentissages et la motivation des élèves issus de milieux défavorisés.

Les 7 mesures du programme

  • Soutien aux élèves à risque
  • Développement de la compétence à lire
  • Approche orientante
  • Développement professionnel de la direction et de l'équipe-école
  • Accès aux ressources culturelles
  • Collaboration avec la famille
  • Création d'un réseau de partenaires

Ces sept moyens constituent les mesures actuelles du programme et elles sont incontournables en milieu défavorisé. C'est-à-dire que les écoles cibles doivent obligatoirement en assurer la mise en place graduelle, en prenant en considération l'état de leur situation et de leurs besoins.