Prévention du dopage
- Étude de l'éthique, du dopage et de certaines habitudes de vie chez des sportifs québécois
- Boîte à outils « Je performe sans drogue » (brochure, dépliant et guide de l’entraîneur)
- Liens d’intérêt
Étude de l'éthique, du dopage et de certaines habitudes de vie chez des sportifs québécois
Cette étude vise à documenter le problème de l'utilisation, chez les sportifs québécois, de substances, méthodes et produits dopants pour améliorer leurs performances sportives, et de déterminer les facteurs qui sont associés à un tel comportement.
L'échantillon à l'étude est constitué de 3 573 athlètes âgés de 10 à 20 ans, provenant soit des équipes du Québec, soit des réseaux civil et scolaire relevant d'organismes reconnus par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Tous ces sujets ont répondu de façon individuelle ou en groupe au questionnaire auto-administré sur l'utilisation des substances, méthodes et produits dopants et sur les facteurs déterminant ce comportement.
Les résultats de l'enquête indiquent que plus de 25 % des répondants reconnaissent avoir fait usage, dans les douze mois qui ont précédé l'administration du questionnaire, de l'un ou de plusieurs des quinze substances, méthodes et produits totalement interdits ou soumis à des restrictions par le Comité international olympique (CIO), ces derniers leur ayant été suggérés pour améliorer leurs performances sportives. Parmi ces quinze substances, méthodes et produits, ce sont principalement les comprimés de caféine, le médicament décongestionnant Sudafed et les médicaments en inhalateur pour l'asthme qui sont majoritairement utilisés.
De plus, il ressort des analyses de régression multiple effectuées que l'intention comportementale est le principal prédicteur de l'utilisation ou non de substances, méthodes et produits dopants pour améliorer les performances sportives. Les résultats démontrent également que l'attitude, la norme sociale, les facteurs facilitant l'usage des produits dopants de même que le sentiment d'obligation morale sont associés à l'intention comportementale des athlètes en matière d'usage de produits ergogéniques. Les programmes éducatifs devront donc être conçus de façon à atteindre les objectifs qui suivent :
- Premièrement, développer chez les athlètes une attitude favorable envers la non-utilisation de substances, méthodes et produits dopants dans les sports, en axant l'intervention sur les avantages associés à un tel comportement.
- Deuxièmement, sensibiliser les proches des athlètes quant aux capacités de ces derniers à réaliser de bonnes performances sportives sans avoir à utiliser de produits dopants.
- Troisièmement, axer principalement l'intervention éducative sur le renforcement des capacités psychologiques des athlètes à performer dans les sports en dépit du fait qu'ils peuvent se considérer d'une certaine façon désavantagés parce qu'ils ne prennent pas de produits dopants. Il faut renforcer leur sentiment d'efficacité personnelle au regard de leurs performances sportives. Les athlètes pourront ainsi choisir de ne pas utiliser de produits dopants, et ce, en dépit du fait que cela pourrait nuire à leurs performances sportives.
Autrement dit, les athlètes pourront se sentir capables de réaliser de bonnes performances sportives, sans avoir recours à des produits dopants.
Faits saillants
Versions française et anglaise
Boîte à outils « Je performe sans drogue »
Que ce soit dans le domaine sportif ou ailleurs dans la société contemporaine, les gens sont constamment à la recherche de moyens permettant d'améliorer leur rendement et de surpasser les autres. Dans le sport, ce phénomène s'est manifesté dès les premières compétitions athlétiques, il y a quelques millénaires, et a pris une ampleur considérable au cours des dernières décennies. Aujourd'hui, l'utilisation de certaines substances et de certains procédés est interdite, et des contrôles sont imposés aux athlètes participant aux compétitions majeures pour démasquer les tricheurs.
Le Comité international olympique (CIO) considère que le dopage est l'ennemi numéro un du sport et s'est engagé à lui livrer une lutte sans merci. La communauté sportive internationale se mobilise pour faire face à ce fléau. Le gouvernement du Québec a pour sa part adhéré à la Déclaration de Libreville par laquelle les ministres membres de la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports des pays d'expression française (CONFEJES) ont fait une priorité de la lutte contre le dopage dans les pays francophones.
Les documents suivants s'adressent aux sportifs, aux intervenants, aux parents, aux enseignants et aux autres personnes préoccupées par le problème du dopage. Ils visent à les renseigner sur le phénomène et les principes de base de la lutte contre le dopage et ainsi les sensibiliser au rôle qu'ils peuvent jouer dans la prévention de ce problème.
Je performe sans drogue
Liens d’intérêt
Vous pouvez consulter la liste des substances et des méthodes interdites mise à jour régulièrement dans les sites suivants :
Pour plus d’information sur la prévention du dopage, on peut s’adresser à M. André Buist par téléphone au numéro 819 371-6033, poste 4426, ou au 1 800 567-7902, poste 4426.