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MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION
« Prendre le virage du succès »
Plan d'action ministériel pour
la réforme de l'éducation - En bref


Sa visée générale :

  • Accroître la réussite éducative des élèves de sorte que, en 2010, 85% des élèves d'une génération obtiennent un diplôme du secondaire avant l'âge de 20 ans, 60% un diplôme d'études collégiales et 30% un baccalauréat.

Ses sept grandes lignes d'action :

I- Intervenir dès la petite enfance

  • Offre de la maternelle à temps plein à tous les enfants de 5 ans, à compter de septembre 1997.
  • Implantation progressive par l'OSGE et le MEQ d'une offre de services éducatifs de 23,5 heures aux enfants de 4 ans handicapés ou issus de milieux défavorisés.
  • Extension des services de garde en milieu scolaire.
  • Révision du programme d'éducation préscolaire et entente avec l'OSGE pour un programme éducatif intégré destiné aux enfants de 4 et 5 ans.
  • Adaptation de l'offre de formation et de perfectionnement du personnel.
  • Maintien des programmes de soutien aux compétences parentales.

II- Enseigner les matières essentielles

  • Révision des curriculums du primaire et du secondaire (grilles-matières, temps d'enseignement, diversification des cheminements, orientations des programmes d'études, évaluation des apprentissages, sanction des études, utilisation des nouvelles technologies), avec l'intention d'appliquer les nouveaux contenus de formation pour le début du primaire à compter de septembre 1998.

III- Donner plus d'autonomie à l'école

  • Amendements à la Loi sur l'instruction publique pour confier à l'école plus de responsabilités en matière de choix pédagogiques, budgétaires et administratifs, et pour clarifier ses obligations d'imputabilité.
  • Décentralisation de l'organisation du travail dans le cadre des négociations des conventions collectives.
  • Publication d'un énoncé d'orientations en matière de formation continue du personnel enseignant.
  • Ajustement de la formation et du perfectionnement des directions d'école.
  • Réduction du nombre de commissions scolaires (N=70), en tenant compte de l'ajustement de leurs territoires à ceux des municipalités régionales de comté (MRC) et de l'implantation de commissions scolaires linguistiques.
  • Implantation d'instances régionales de concertation interordres.
  • Poursuite du plan d'intervention sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication.

IV- Soutenir l'école montréalaise

  • Action ciblée dans les 95 écoles primaires et les 23 écoles secondaires considérées dans une situation de fragilité à l'égard de la réussite scolaire.
  • Stratégie d'action reposant sur l'aménagement d'une zone de coopération renforcée.
  • Investissement d'environ 10 M $ pour soutenir les différentes mesures du plan d'intervention.
  • Élaboration d'une politique d'intégration et d'éducation interculturelle.

V- Intensifier la réforme de la formation professionnelle et technique

  • Objectif : quadrupler, d'ici 5 ans, le nombre de diplômes de formation professionnelle décernés à des jeunes de moins de 20 ans.
  • Stratégie de communication dans les commissions scolaires et les cégeps pour valoriser ce secteur.
  • Accroissement de l'offre de service et du nombre de places-élèves.
  • Implantation, à une plus grande échelle, des volets du programme expérimental visant l'accès à la formation professionnelle dès la 3e secondaire (volet 5), l'élaboration de programmes intégrés secondaire-collégial (volet 4), et l'offre de programmes préparant à l'exercice de métiers semi-spécialisés (volet 2).
  • Collaboration à la mise en oeuvre du régime d'apprentissage.
  • Augmentation des inscriptions dans les programmes d'alternance travail-études.
  • Adaptation de la formation générale donnée dans les programmes de formation technique, comme suite à l'avis demandé au Conseil supérieur de l'éducation.
  • Identification des programmes entre lesquels des passerelles sont possibles et resserrement des mécanismes de concertation interordres.
  • Adoption, dans chaque région, d'une planification triennale de développement des options.

VI- Consolider et rationaliser l'enseignement supérieur

Au collégial
  • Amendements législatifs et réglementaires en vue d'accroître l'autonomie des établissements, d'assouplir l'encadrement administratif, de favoriser la création de collèges régionaux et le regroupement des services.
  • Introduction d'un incitatif financier favorisant la réussite ( paiement, par les élèves, de droits spéciaux pour des cours non réussis).
  • Poursuite du plan triennal (1996-1999) en matière de nouvelles technologies de l'information et de la communication.
À l'université
  • Soutien à la mise en place, par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, d'une commission sur la rationalisation des programmes.
  • Révision des règles de financement des universités, à partir des propositions du groupe de travail mis sur pied à cette fin.
  • Élaboration d'une politique des universités, sorte de contrat social entre la société québécoise et les universités.

VII- Donner un meilleur accès à la formation continue

  • Élaboration d'une politique de la formation continue en vue de clarifier les orientations ministérielles en matière d'offre de services et de partage des rôles entre les intervenants.
 
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