Entretien avec Bryan Perro
Afficher le texte de la vidéo
Télécharger le texte de la vidéo (
, 41,7 Ko)
Message du porte-parole Bryan Perro
Le rôle de porte-parole de la culture à l'école, pour moi, c'était quelque chose, quand ça m'a été offert, de naturel parce que je viens du domaine de l'éducation. J'ai enseigné pendant dix ans et mes parents ont été professeurs, ma mère pendant 35 ans, mon père aussi. Donc, je me sentais très à l'aise pour parler justement de la culture à l'école puisque c'est là que, moi, j'ai découvert la culture. C'est par l'entremise de mes professeurs. C'est par l'entremise des activités culturelles que j'ai faites que j'ai commencé à aborder la culture, à m'intéresser aux autres, au monde. Et je pense que ça a fait la personne que je suis devenue aujourd'hui.
En 3e secondaire, Denise était mon professeur de français... Denise un jour m'a dit : « Viens ici, Bryan. Il y a un concours à la commission scolaire, la commission scolaire de la Mauricie. Un concours littéraire. Et tu es pas pire en français. Ça te tenterait d'essayer? Je vais travailler le texte avec toi. » J'ai dit oui. J'en ai fait ma vie. Donc, il y a des étincelles comme ça et un professeur, ça sert à ça.
Les jeunes ont à apprendre des activités culturelles qui leur sont proposées à l'école. Une chose essentielle qu’ils ont à apprendre, ils ont à apprendre sur eux, et comment eux vont arriver à se développer, ce qu'eux ils aiment et vers quoi ils vont orienter leur goûts.
Il y a quelqu'un qui me disait que les arbres qui montent et s'élèvent le plus haut savent où sont leurs racines et comment puiser l'eau.
Quand tu réussis à faire danser des enfants, les faire chanter, à les faire jouer au théâtre, c'est cette fois-là qui est extraordinaire et qu'il faut célébrer selon moi. J'avais des professeurs qui m'ont dit : « Bryan, on n’enseigne pas ce que l'on sait, on enseigne ce que l'on est. » Et les professeurs qui sont des passionnés, qui vivent cette passion-là, enseignent une chose aux jeunes : la passion.
Ce sont toujours des projets qui sont rassembleurs… de professeurs, de matières, d'idées qui font leur chemin à travers toute l'école. C'est comme si c'était toute une école qui avait le même diapason, et ting! qui frappait en même temps et tout le monde se mettait sur la même note, et travaille dans un sens. Ça, c'est plaisant à voir parce que ce n'est pas chacun qui fait sa petite affaire de son côté, c'est vraiment un travail d'équipe.
Et pour le jeune qui, d'une matière à l'autre, se sent impliqué toujours dans le même projet, c'est une entreprise de continuité qui me plaît beaucoup. Souvent aussi, le rayonnement que ça a à l'extérieur de l'école. Parce qu'il a des projets qui se font, mais c'est joué à l'extérieur de l'école, c'est présenté à l'extérieur, ça sert à la ville, à... Ça, c'est une autre source de valorisation pour les enfants, parce que là, ils ne font plus juste partie d'un projet d'école. Il y a un projet moteur qui fait partie d'un ensemble, d'une communauté. Ça aussi, c'est fort.
Si j'avais un message à donner aux jeunes, c'est de continuer à faire des activités culturelles, de ne pas bouder leur plaisir, d'embarquer, de se donner à fond parce que c'est tout un monde à découvrir. Et quand tu es jeune, tout ce que tu as à découvrir, c'est le monde, c'est la vie. Donc, c'est un monde de découverte et il n’y a personne qui peut se priver de ça dans la vie.
