Les règles de gouvernance
Trois règles de gouvernance guident la conduite des acteurs durant une pandémie. Ces règles sont indépendantes et appellent à la vigilance de chacun. Elles respectent la philosophie du gouvernement du Québec en matière de sécurité civile, philosophie qui se fonde, entres autres, sur la Loi sur la sécurité civile.
La protection
Une première préoccupation est celle de la protection face à un risque. L’acteur doit se protéger, protéger les autres et encourager les autres à se protéger.
La solidarité
La deuxième préoccupation touche la solidarité. En situation d’urgence, l’acteur porte assistance aux autres, demande de l’aide et, s’il y a lieu, encourage les autres à s’entraider dans la recherche du bien commun.
La responsabilité
La troisième préoccupation concerne la responsabilité. En situation d’urgence, l’acteur poursuit ses activités ou prévoit le moyen d’y suppléer. Il s’informe sur l’état de la situation et sur les aspects qui le touchent. Il voit à observer les consignes et les avis qui le concernent. Les règles de gestion, telles que celles déterminées par les conventions collectives, continuent de s’appliquer.
Le souci des acteurs de respecter ces trois règles ainsi qu’une saine gestion des conséquences de la pandémie sont garants de l’exécution habile et efficace de la mission des établissements d’enseignement et des organismes scolaires.
De plus, en situation de pandémie de grippe, la solidarité et la responsabilité sont des règles très importantes à suivre, car les décisions prises par un organisme scolaire peuvent avoir des impacts sur l’ensemble des autres organismes scolaires du Québec, puisque le personnel ou l’effectif étudiant revendiquera l’application de cette même décision.
Par exemple, au printemps 2009, lors de l’éclosion de la grippe A(H1N1) au Québec, si un établissement d’enseignement avait décidé de fermer à la suite de la confirmation d’un cas d’infection chez un élève fréquentant l’établissement, et ce, malgré une recommandation contraire de la part des autorités de santé publique et du MELS, cet établissement aurait créé un précédent pour tous les autres où des cas d’infection auraient été confirmés. En effet, ces autres établissements, bien que voulant suivre la recommandation des autorités de santé publique et du MELS auraient peut-être fini par fermer pendant quelques jours à la suite des pressions exercées par les parents, le personnel et l’effectif étudiant, alléguant qu’un premier établissement avait agi ainsi.
Considérant l’effet d’entraînement qu’une telle décision peut avoir et des conséquences immenses dans une telle situation, il est primordial de faire preuve de cohérence dans l’ensemble du système scolaire québécois en suivant les grandes lignes directrices émises par les autorités de santé publique du MSSS et le MELS.
Chaque organisme scolaire et chaque établissement d’enseignement du Québec, avant de prendre une décision sur un élément lié à la pandémie au sujet duquel il n’est pas certain de bien connaître les lignes directrices, doit s’informer auprès de sa direction régionale du MELS afin de ne pas prendre de décisions allant à l’encontre des positions du MSSS et du MELS. Cela pourrait avoir de graves conséquences pour les autres établissements d’enseignement et pour le bon fonctionnement de la société en général.
| 1. | Ministère de la Sécurité publique, Plan gouvernemental en cas de pandémie d’influenza (PGPI-OSCQ), page 14, version 1.0. Ministère de la Santé et des Services sociaux, Plan québécois de lutte à une pandémie d’influenza– Mission santé, page 32, 26 août 2009. |